Face à l’aggravation inquiétante des fissures observées dans les quartiers de Nongo et Lambanyi, les autorités guinéennes ont tenu lundi une réunion d’urgence réunissant l’ensemble des départements concernés. Une rencontre technique qui a débouché sur des recommandations fermes pour protéger les populations exposées.
Le constat chiffré est sans appel : 20 habitations avaient été affectées par le phénomène en 2023 ; elles sont désormais 29 en 2026, soit une progression de près de 50 % en trois ans. Une évolution qui a conduit les experts à préconiser des mesures immédiates, parmi lesquelles l’évacuation préventive des bâtiments les plus endommagés, la mise en place d’un périmètre de sécurité autour des zones les plus touchées, l’interdiction temporaire de toute nouvelle construction dans le périmètre concerné, ainsi que la sensibilisation des riverains aux risques encourus.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mohamed Lamine Sy Savané, a tenu à rassurer tout en appelant à la vigilance. « Cette réunion technique nous a permis de fixer un certain nombre de points sur lesquels les mesures d’urgence doivent être prises. Les travaux dans les jours à venir vont nous permettre de circonscrire réellement toute la problématique de gestion de ce phénomène naturel, tantôt qualifié d’anthropique, et éventuellement les conclusions d’une étude d’investigation permettront d’indiquer définitivement cette situation dans la zone », a-t-il déclaré dans un élément diffusé sur la télévision nationale.
Les autorités assurent par ailleurs suivre de près l’évolution du phénomène et maintiennent leurs recommandations d’évacuation pour les habitations les plus exposées.
N’Famoussa Siby




