L’enquête ouverte par le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) sur la gestion de la prime spéciale de séparation de 43 milliards de francs guinéens au Conseil national de la transition (CNT) évolue à la vitesse de l’éclair. Des inspecteurs des finances de l’ORDEF ont été mobilisés pour appuyer les enquêteurs dans un audit complet des comptes de l’institution.
Selon des sources, les investigations porteront notamment sur la gestion financière et comptable du CNT depuis le début de la transition, l’utilisation des ressources publiques, le recrutement et la rémunération du personnel de l’administration parlementaire, ainsi que l’inventaire des biens et des subventions accordées dans le cadre des travaux liés à la nouvelle Constitution.
Le dossier concerne une enveloppe globale de 43 milliards de francs guinéens, répartie entre 40,5 milliards de GNF destinés aux primes de séparation des conseillers nationaux et 2,5 milliards de GNF prévus comme prime spéciale de récompense en faveur des travailleurs de l’administration parlementaire.
À l’issue de cette mission, un rapport devra permettre de déterminer l’ampleur d’éventuels détournements ou utilisations irrégulières de fonds publics.
Plus d’une dizaine de personnes, dont le secrétaire général du CNT, Aboubacar Camara, seraient concernées par cette procédure. Elles seraient soupçonnées de plusieurs infractions, notamment de détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite et faux en écritures, dans un dossier portant sur la gestion d’une enveloppe de 43 milliards de GNF.
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