La nouvelle session des audiences criminelles du Tribunal de première instance de Mandiana s’est ouverte ce lundi 20 juillet 2026. Dix-neuf dossiers portant sur des faits graves, notamment des viols, assassinats, meurtres, enlèvements et incendies volontaires, seront examinés. À l’ouverture des travaux, le procureur de la République a réaffirmé la détermination de la justice à lutter contre l’impunité, tout en rappelant le respect de la présomption d’innocence et la nécessité d’accompagner les victimes.
La session criminelle du Tribunal de première instance de Mandiana est officiellement lancée. Au total, 19 dossiers criminels sont inscrits au rôle, couvrant plusieurs infractions majeures.
« La session qui vient de s’ouvrir concernant les audiences criminelles, nous avons un total de 19 dossiers. Il s’agit des dossiers qui concernent pratiquement toutes les infractions criminelles, notamment le viol, l’assassinat, le meurtre, les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, enlèvement, incendie et autres », a déclaré le procureur de la République.
Le magistrat a toutefois indiqué qu’il ne pouvait pas préciser le nombre exact de prévenus, celui-ci variant selon les dossiers.
« Il y a des dossiers où il y en a deux, d’autres où il y en a une dizaine. Dire exactement le nombre de personnes par rapport à tous ces dossiers est possible, mais je n’ai pas les dossiers en main ici », a-t-il expliqué.
Profitant de cette ouverture de session, le procureur a lancé un appel aux citoyens, estimant que la lutte contre l’impunité est indispensable à la stabilité du pays.
« La population doit comprendre une chose : ces infractions ne doivent pas rester impunies. Pour tout développement, il faut la paix, et pour créer la paix, il faut créer de la justice. La justice ne doit pas être un simple mot, elle doit se concrétiser par des actes », a-t-il affirmé.
Il a également rappelé la responsabilité des magistrats du parquet et du siège dans l’application de la loi.
« Nous avons chacun une responsabilité pour faire en sorte que force reste à la loi et que tous ceux qui sont présumés auteurs d’infractions puissent être traduits devant la justice et subir la rigueur de la loi », a-t-il souligné.
Le procureur a, par ailleurs, tenu à rappeler un principe fondamental de la procédure pénale : la présomption d’innocence.
« Les gens font souvent un amalgame. Arrêter quelqu’un pour des faits constitutifs d’infraction ne fait pas automatiquement de lui un coupable. Jusqu’à ce que son jugement soit terminé et que le tribunal rende sa décision, la personne est présumée innocente. C’est seulement à l’issue de la décision de justice que l’on pourra dire qu’une personne est coupable ou non des faits qui lui sont reprochés », a-t-il dit.
S’adressant enfin aux victimes, le représentant du ministère public a exprimé sa compassion, tout en reconnaissant que la justice ne pourra jamais effacer les souffrances qu’elles ont endurées.
« Il n’y aura aucune décision qui fera revenir à la vie une victime ou effacera ce qu’elle a subi. Mais leur douleur pourra être atténuée lorsqu’une décision de justice sera rendue conformément à la loi. Nous, au ministère public, ferons en sorte que toute décision qui interviendra apporte au moins une réponse aux victimes par rapport à la douleur qu’elles ont connue. Nous les avons écoutées, nous les accompagnons et cela continuera jusqu’à la décision du tribunal », a conclu le procureur.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


