Au lendemain du décès de l’élève Mamadou Djouma Bah à Kindia et du transfert à Conakry des autres élèves impliqués dans cette affaire, le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry, a promis de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent en Guinée.
Dans une déclaration rendue publique, le ministre a d’abord présenté, au nom du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, du gouvernement dirigé par le Premier ministre, ainsi qu’au nom du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt.
« A la famille de Mamadou Djouma Bah, je veux dire, avec toute l’humilité et toute la sincérité dont je suis capable, que votre douleur est devenue celle de la Guinée tout entière. Aucun mot ne pourra jamais remplacer votre fils », a-t-il affirmé.
Le ministre a poursuivi : « Aucune décision ne pourra effacer votre chagrin. Mais sachez que vous n’êtes pas seuls ».

Réaffirmant l’engagement des autorités, Alpha Bacar Barry a déclaré : « Nous prenons, devant vous, devant la jeunesse guinéenne et devant tout le peuple, l’engagement moral de tout mettre en œuvre, avec les institutions compétentes, pour que de tels drames ne se reproduisent plus ».
Le ministre a également assuré que la justice poursuivra son enquête en toute indépendance afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire, sans complaisance ni faiblesse, notamment sur les tentatives de fraude relevées lors des examens.
S’adressant ensuite aux familles des autres élèves détenus, il a tenu à se montrer rassurant : « Je veux aussi m’adresser aux familles des personnes actuellement détenues dans le cadre de cette affaire. Je connais votre angoisse, je la comprends ».
Avant d’ajouter : « Je veux vous assurer que leur situation fait l’objet d’un suivi rigoureux et attentif de la part des autorités compétentes, et que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour que leurs droits soient pleinement respectés, dans le strict cadre de la loi ».
Balla Yombouno


