ledjely
Accueil » Kankan : désormais, impossible d’accueillir un étranger sans prévenir le chef de quartier
A la une

Kankan : désormais, impossible d’accueillir un étranger sans prévenir le chef de quartier

La municipalité de Kankan durcit les règles d’accueil des nouveaux arrivants. Désormais, les chefs de famille devront informer les responsables de quartier avant de loger un étranger ou d’accueillir toute personne venue d’une autre localité. Une mesure qui suscite déjà des interrogations sur sa mise en œuvre dans une ville en pleine mutation.

Les responsables de la commune urbaine de Kankan annoncent de nouvelles dispositions en matière de suivi des personnes qui s’installent dans les différents quartiers de la ville. Selon un communiqué publié ce mercredi 9 septembre 2026, tout citoyen souhaitant accueillir une personne venue d’une autre localité devra au préalable en informer le chef de quartier.

La municipalité va plus loin : tout nouveau locataire devra également se présenter au président du conseil de quartier avant de s’établir dans le quartier concerné.

Cette nouvelle mesure intervient alors que la commune poursuit ses actions dans le cadre des 100 jours consacrés à l’assainissement de la ville. Le nouveau maire, Lamine Labo Kourouma, entend ainsi imprimer sa marque à la gestion de la municipalité avec une série d’initiatives visant notamment à renforcer le suivi et la sécurité au niveau local.

Dans son communiqué, la mairie précise « que tout chef de famille qui reçoit un étranger venant d’une autre localité est tenu d’informer immédiatement le chef de quartier ».

Mais quels sont exactement les « étrangers » concernés par cette disposition ? Joint par notre rédaction, le porte-parole de la mairie de Kankan, Michel Pivi, apporte des précisions : « Il s’agit des citoyens qui viennent d’autres pays, nous voulons que les premiers responsables soient informés et cela pour la sécurité de nos populations. Il s’agit de ceux qui viennent d’autres villes de la Guinée et qui sont en mal avec les lois de la République. Nous souhaitons que notre ville soit une localité où il y ait plus de paix et moins de problèmes », a précisé Michel Pivi.

En attendant une communication plus large de la municipalité pour expliquer les contours de cette nouvelle disposition, des interrogations commencent déjà à émerger chez certains citoyens, notamment sur sa faisabilité dans une ville comme Kankan, confrontée à une importante mobilité de sa population.

Reste désormais à savoir comment les responsables de quartiers seront organisés pour assurer efficacement cette nouvelle mission et garantir l’application de la mesure sur le terrain.

Michel Yaradouno, depuis Kankan

Articles Similaires

Mamadi Doumbouya : « Le 5 septembre n’est pas un jour de triomphe »

LEDJELY.COM

Rentrée scolaire 2026-2027 : les classes rouvriront le 5 octobre

LEDJELY.COM

Marins-pêcheurs en colère : jusqu’à 10 millions GNF réclamés et une menace de boycott

LEDJELY.COM

Sabadou-Baranama : nouvelle préfecture, vieux défis et criant déficit d’infrastructures

LEDJELY.COM

Éboulement à Dar-es-Salam : après le drame, les autorités sortent les bulldozers

LEDJELY.COM

Centrafrique : après au moins 100 morts, la mine d’or de Zamboyé fermée

LEDJELY.COM
Chargement....