L’ancien président guinéen Alpha Condé, 88 ans, joue un rôle aussi discret que stratégique dans la crise politique en République démocratique du Congo. Bien qu’absent des images officielles, il aurait participé à plusieurs échanges ayant conduit à l’annonce du futur dialogue national voulu par le président Félix Tshisekedi.
Alors que la République démocratique du Congo se prépare au lancement officiel de son dialogue national, un nom revient avec insistance dans les coulisses des négociations : celui de l’ancien président guinéen Alpha Condé.
Selon RFI, l’ex-chef de l’État guinéen a pris part aux discussions qui ont précédé l’annonce du dialogue national, faite le 17 juillet 2026 par la présidence congolaise. Ce processus, destiné à favoriser un apaisement du climat politique, est le fruit de concertations entre le président Félix Tshisekedi, plusieurs dirigeants de la région et les responsables des principales confessions religieuses du pays.
Si Alpha Condé ne figure sur aucune des photographies officielles prises au palais présidentiel de Kinshasa lors de cette annonce, plusieurs sources citées par RFI confirment pourtant sa présence. « Il a voulu rester dans l’anonymat », confie l’une d’elles, soulignant la volonté de l’ancien président guinéen de privilégier une diplomatie discrète.
Son implication ne serait d’ailleurs pas récente. Toujours selon RFI, Alpha Condé était déjà à Brazzaville le 3 juillet, lors de la visite de travail de Félix Tshisekedi au Congo. Quelques jours plus tard, il aurait également rencontré le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, en marge du séjour de ce dernier au Congo-Brazzaville.
Ces différents contacts laissent penser que l’ancien président guinéen s’est activement investi, loin des projecteurs, dans les efforts visant à rapprocher les différents acteurs congolais. Son rôle exact reste toutefois entouré de discrétion, alors que les opposants et les confessions religieuses attendent désormais l’ordonnance présidentielle qui doit officiellement ouvrir les préparatifs du dialogue national.
N’Famoussa Siby


