Alors que des interrogations persistent sur l’avenir du gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah après la tenue des élections législatives, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a tenu à clarifier la situation. Pour lui, l’idée d’une démission automatique de l’équipe gouvernementale ne repose sur aucun fondement juridique.
Depuis la fin des élections présidentielle et législatives en Guinée, une question revient régulièrement dans le débat public : le gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah doit-il démissionner ? Interpellé sur cette question ce lundi 27 juillet, lors d’une conférence de presse, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a écarté cette hypothèse, estimant qu’elle ne repose sur aucune base légale.
« Il y a beaucoup de bruit pour rien, en réalité. Il n’y a pas de disposition légale qui oblige, ni de tradition d’ailleurs, à dire que le gouvernement doit démissionner. Donc, le gouvernement n’est pas dans une position de démissionner, cela ne repose sur rien », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.
Selon le porte-parole du gouvernement, la composition de l’équipe gouvernementale relève avant tout des prérogatives du chef de l’État, qui peut décider d’un remaniement à tout moment.
« Le président de la République peut changer à tout moment tout le gouvernement ou une partie du gouvernement. C’est une prérogative qu’il peut exercer quand il le souhaite. Il y a un président de la République, il s’appelle Mamadi Doumbouya. S’il ne veut pas d’un gouvernement, vous rentrez à la maison et il en prend un autre. Cela fait partie de ses pouvoirs. Mais il n’y a aucune disposition dans nos textes qui prévoit qu’après l’installation du Parlement, le gouvernement doit démissionner », a-t-il souligné.
Par ces déclarations, Ousmane Gaoual Diallo entend mettre fin aux spéculations sur une éventuelle démission automatique du gouvernement après l’installation des nouvelles institutions.
Balla Yombouno


