Le drame relance les inquiétudes sur les conditions de sécurité dans les mines artisanales en République centrafricaine. L’effondrement survenu mardi 18 août à Zamboyé aurait fait au moins 100 morts selon des sources locales, tandis que le bilan officiel fait état, pour l’heure, de 49 décès.
Les autorités centrafricaines ont décidé de fermer temporairement la mine d’or artisanale de Zamboyé, théâtre d’un grave effondrement ayant provoqué un lourd bilan humain. L’annonce a été faite jeudi 20 août par le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, après une visite effectuée la veille sur le site.
Selon le bilan officiel communiqué par le ministère, 49 personnes ont perdu la vie dans l’accident, dont 34 Centrafricains, 13 Camerounais et deux Tchadiens. Mais ce chiffre est fortement contesté par plusieurs sources locales, qui avancent un bilan d’au moins 100 morts. De nombreuses personnes seraient encore portées disparues et pourraient être ensevelies sous les décombres.
Face à la poursuite des risques d’effondrement, l’accès à la mine a été bloqué. Les opérations de recherche ont également été interrompues, notamment en raison des pluies qui ont inondé les profondeurs du site et fragilisé davantage les galeries.
Sept blessés ont, pour leur part, été évacués vers l’hôpital de Baboua, situé à une cinquantaine de kilomètres de la zone minière. Des renforts de sécurité ont également été déployés sur place.
Le ministère des Mines et de la Géologie justifie la fermeture par les dangers liés aux exploitations minières artisanales et aux conditions de travail particulièrement précaires sur certains sites.
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