Après plusieurs années de travaux, le stade 28 Septembre de Conakry se prépare à renouer avec le football. Initialement annoncée comme une inauguration officielle (reportée), ce lundi, la cérémonie a finalement laissé place à une visite technique conjointe, réunissant les autorités sportives, l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP), l’entreprise Guicopres et une experte de la Confédération africaine de football (CAF), à quelques jours du match Guinée-Kenya prévu jeudi prochain.
Cette inspection a permis d’évaluer l’état des installations et de faire le point sur les travaux réalisés en vue de la mise aux normes de l’enceinte.

Pour Ibrahima Abé Diallo, administrateur général de l’ACGP, cette visite marque une étape importante avant le retour du Syli national dans cette enceinte historique.
« Nous avons fait le tour et aujourd’hui nous sommes heureux de constater que notre stade historique du 28 Septembre est prêt à recevoir notre équipe nationale jeudi, conformément aux instructions qui ont été données par le président de la République », a-t-il déclaré.
Cette mise à disposition concerne toutefois essentiellement la partie stade. Elle ne signifie pas que l’ensemble du vaste projet de reconstruction du complexe sportif est arrivé à son terme. Plusieurs infrastructures restent encore à réaliser, notamment un gymnase, une aréna d’une capacité de 6 000 à 10 000 places, un stade annexe ainsi que d’autres équipements.
Présent lors de la visite, le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a lui aussi confirmé les conclusions de la revue technique effectuée en présence de l’experte de la CAF.

« Nous avons passé en revue les différents compartiments, surtout ceux qui sont liés aux exigences de la mise aux normes CAF-FIFA. Je suis heureux de vous annoncer que les constats sont concluants. Nous avons une infrastructure qui est mise aux normes CAF, qui est prête à recevoir le match de l’équipe nationale face aux Harambee Stars du Kenya », a-t-il affirmé.
Du côté de la CAF, Stéphanie Totokra, envoyée spéciale et experte du département des infrastructures, a salué le travail réalisé conjointement avec les autorités guinéennes et l’entreprise chargée des travaux. Elle a toutefois rappelé que le verdict définitif de l’instance africaine interviendra après la rencontre.
« A la fin, après le match de la Guinée contre le Kenya, la CAF pourra donner son verdict final », a-t-elle indiqué.

Le PDG du groupe Guicopres, Kerfala Person Camara, a, de son côté, mis en avant le rôle du suivi des autorités, des recommandations de la CAF, mais aussi des critiques formulées par les médias tout au long des travaux.
« Vous, chers journalistes, vous avez été là matin, midi et soir, à nous critiquer, à nous encourager, à dénoncer des choses. Cela a toujours permis à l’équipe technique du groupe Guicopres de se remettre en cause », a-t-il souligné.
Selon lui, les différents points relevés au cours des inspections ont été progressivement corrigés par l’entreprise.
« Tout ce que je peux vous rassurer, c’est que le groupe Guicopres, à travers le BTP, a tenu à respecter et à satisfaire tous les points qui ont été soulevés par la CAF. Tous les points ont été levés. Aujourd’hui, c’est une entière satisfaction », a-t-il assuré.

Après près de quatre années sans accueillir le Syli national, le stade 28 Septembre s’apprête donc à retrouver l’ambiance d’une rencontre internationale avec le duel Guinée-Kenya.
Mais au-delà de ce rendez-vous, le match de jeudi aura une autre portée : il constituera une étape décisive avant le verdict définitif de la CAF sur l’homologation de l’enceinte, tandis que les travaux du complexe sportif se poursuivent encore sur plusieurs autres infrastructures.
Thierno Amadou Diallo


