A l’instar des musulmans du monde entier, les fidèles de la commune urbaine de Sanoyah ont célébré, dans la nuit du lundi au mardi, le Maouloud An-Nabî, commémorant la naissance du Prophète Muhammad. Une nuit de ferveur et de dévotion, également mise à profit par les autorités communales et la Ligue communale des affaires religieuses pour sillonner plusieurs mosquées de la commune et délivrer un message de paix, de cohésion sociale et de respect des autorités.
Dans les différentes mosquées visitées, les fidèles ont récité le Coran, multiplié les invocations, les prières et les bénédictions en l’honneur du Prophète Muhammad. Des prières ont également été formulées en faveur du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi que pour la paix et la quiétude sociale en Guinée.
Au-delà de la dimension religieuse de cette célébration, les responsables communaux ont insisté sur la nécessité pour les citoyens de respecter les autorités à tous les niveaux et de contribuer à l’amélioration du cadre de vie.
« Nous prions pour le chef de l’État. Que le Tout-Puissant lui donne la force et la santé au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour conduire ce pays. Nous le remercions d’avoir réussi à organiser des élections en 8 mois. Nous prions pour la paix et la quiétude sociale dans le pays. Nous demandons à tous les citoyens de Sanoyah de respecter nos autorités à tous les niveaux. Je profite également de l’occasion pour inviter les citoyens à assainir la ville en s’abonnant aux PME, car l’Islam prône aussi la propreté », a invité le maire Aboubacar Sabari Conté.
Le même appel a été lancé par Elhadj Moussa Lambiya Camara, secrétaire communal des affaires religieuses de Sanoyah. Il a exhorté les fidèles à cultiver l’amour du pays et le respect des autorités.

« Chers musulmans de Sanoyah, aimons notre pays, aimons notre commune, aimons nos autorités. Prions pour que nous aimions notre pays ainsi que ses dirigeants. Respectons nos autorités. Ne soyez pas des citoyens qui détestent ou chassent leur chef ; soyez des citoyens qui aiment et qui respectent leur chef ou leur autorité », a-t-il souligné.
La célébration du Maouloud a également été l’occasion de revenir sur les débats autour de la légitimité de cette commémoration. Face à ceux qui estiment que la naissance du Prophète ne devrait pas être célébrée, l’imam de la mosquée de Fassia a livré une réponse sans détour : « A tous ceux qui disent que cette commémoration n’est pas bonne, je demande d’aller relire le Coran. Il n’est écrit nulle part qu’on ne doit pas célébrer la naissance du Prophète Muhammad. Que celui qui affirme le contraire nous en apporte les preuves ».
Dans les différents quartiers visités, la célébration s’est poursuivie dans une atmosphère de prière, de fraternité et de partage. Au-delà de la commémoration religieuse, le Maouloud a ainsi servi de cadre aux responsables religieux pour appeler les citoyens à renforcer la paix, l’unité, l’entraide et la tolérance au sein de la société.
Balla Yombouno


