Un nouvel accident meurtrier vient de frapper le secteur minier artisanal en Centrafrique. Au moins 100 personnes auraient péri mardi dans l’effondrement d’une mine d’or à Zamboyé, dans l’ouest du pays, près de la frontière avec le Cameroun.
Le drame s’est produit vers 14 heures dans une mine située à environ 50 kilomètres de Baboua. Plusieurs galeries souterraines se seraient effondrées, ensevelissant de nombreux orpailleurs. Des rescapés ont été évacués vers l’hôpital de Baboua, tandis que les recherches se poursuivaient mercredi.
Le bilan reste toutefois provisoire. « À ce stade, il nous est difficile d’établir un bilan formel », a indiqué à l’AFP le député de Baboua, Laurent Ngon Baba. Au moins quatre ressortissants camerounais figureraient parmi les victimes.
Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Le drame relance surtout les inquiétudes sur les conditions de travail dans les mines artisanales, souvent exploitées de manière informelle et avec des moyens de sécurité limités.
Cette catastrophe intervient quelques semaines seulement après un autre éboulement meurtrier dans une mine d’or de Bé-Mbari, également dans la région de Nana-Mambéré, à la frontière camerounaise.
Au-delà du lourd bilan humain, l’accident met une nouvelle fois en lumière les difficultés des autorités centrafricaines à contrôler un secteur minier largement informel, malgré l’importance des ressources en or, diamant et autres minerais dont dispose le pays.
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