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Éducation : des contractuels de Conakry menacent de suspendre les cours

Des enseignants contractuels de la région de Conakry ont battu le pavé ce mardi 27 octobre 2026, devant le siège du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), pour réclamer leur intégration à la fonction publique. Ils exigent du gouvernement le respect du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026, qui prévoit, selon eux, leur évaluation à travers un concours pratique dans les salles de classe.

À la suite du récent concours de recrutement d’enseignants à la fonction publique, des enseignants contractuels de la région de Conakry dénoncent leur non-prise en compte dans le processus. Par la voix de leur coordinateur, Mohamed Saoudou Sylla, ils expriment leur mécontentement et interpellent les autorités sur la nécessité de respecter les engagements pris.

« La situation de Conakry n’a pas été prise en compte. Donc, jusqu’à présent, Conakry attend son concours pratique de classe. Parce que c’est ce qui a été signé dans le protocole d’accord le 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation guinéenne et le gouvernement. À date, jusqu’à présent, ce qui a été dit n’a pas été respecté concernant la situation de Conakry », déclare Mohamed Saoudou Sylla, coordinateur des enseignants contractuels de la région de Conakry.

Selon lui, le protocole d’accord prévoyait une évaluation pratique des enseignants contractuels de Conakry, avec une priorité accordée à leur recrutement dans la fonction publique. Cependant, il déplore que cet engagement ne soit toujours pas respecté.

« Il a été dit que les enseignants contractuels de Conakry seront évalués en pratique de classe, donc ils seront prioritaires à l’engagement. Chose qui n’a pas été faite jusqu’à présent, parce que vous avez tous suivi le concours passé, 4 304 enseignants communaux ont été retenus. Les statistiques ont été données même par le ministre en charge de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique. 4 535 personnes ont été introduites dans le fichier de FUGAS, ont reçu les messages, les PV, etc. Ils ont été déclarés admis », a-t-il poursuivi.

Poursuivant son intervention, Mohamed Saoudou Sylla dénonce ce qu’il considère comme une injustice à l’égard des enseignants contractuels de la capitale. Il affirme que ces derniers ne comptent pas renoncer à leurs revendications tant que leur situation ne sera pas régularisée.

« On informe l’opinion nationale et internationale que rien n’a été fait concernant la situation de Conakry et on ne compte pas baisser les bras. Nous allons nous battre jusqu’à ce que nous aussi, nos situations soient régularisées. Car Conakry aussi est une partie intégrante de la Guinée. Conakry, ce sont les enfants, les fils de ce pays aussi qui servent à Conakry. Ceux-ci ne doivent pas être rejetés comme une poubelle, ne doivent pas être jetés comme des ordures », a-t-il affirmé.

Pour le coordinateur, le respect des engagements pris par le gouvernement constitue une exigence légitime. « Le respect du protocole d’accord, ce n’est pas un péché. Le protocole d’accord a été signé en disant que nous serons prioritaires à l’engagement. Qui peut me dire le chiffre des enseignants contractuels de Conakry ? Personne», a-t-il souligné.

Déterminés à obtenir gain de cause, les quelque 2 000 enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry, selon leur coordination, promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

« Nous sommes les enfants de ce pays, nous servons ce pays-là et nous allons continuer à le servir, mais on ne va pas se laisser faire, on ne va pas baisser les bras devant l’injustice. Si toutefois ils ont fini avec la situation de l’intérieur, on doit faire face à la situation de Conakry comme cela a été acté, cela a été signé par les responsables. Quand on signe quelque chose, on doit se sacrifier, on doit tout faire pour respecter cette chose-là. Voilà », a-t-il déclaré.

Interrogé sur la possibilité d’un boycott des cours dans les établissements scolaires publics au cours des prochains jours, le coordinateur des enseignants contractuels de Conakry n’exclut aucune option. Il annonce la tenue prochaine d’une réunion de concertation afin de définir les nouvelles stratégies à adopter.

« Pour le moment, nous sommes en train de réfléchir à des stratégies par rapport à donner les cours dans les écoles, parce qu’il arrive un moment où il faut prendre des décisions. Après ici, nous allons nous retrouver pour prendre une décision qui sera envoyée aux différents médias, concernant le fait de donner ou de ne pas donner les cours dans les écoles publiques. La coordination des enseignants contractuels va se retrouver en réunion pour décider de cette situation », a-t-il dit.

Balla Yombouno

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