Le gouvernement burkinabè entend encadrer le retour de ses ressortissants en situation de détresse, qu’il considère «expulsés» de Guinée. Plusieurs milliers de personnes, qui exerçaient principalement des activités sur des sites d’exploitation minière artisanale, sont concernées par cette opération. Les autorités promettent de veiller à leur retour dans « la dignité et la décence ».
Dans une communication rendue publique mardi 3 novembre 2026, le gouvernement burkinabè a annoncé avoir pris des dispositions pour accompagner ses compatriotes concernés par ces expulsions.
Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), qui rapporte l’information, ces ressortissants sont notamment des personnes qui travaillaient sur des sites d’exploitation minière artisanale en Guinée. Face à cette situation, les autorités burkinabè affirment vouloir organiser leur retour dans des conditions respectueuses de leur dignité et de leurs droits.

Dans le cadre de cette mobilisation, une délégation gouvernementale est annoncée au Mali pour ce mercredi 4 novembre 2026. Sa mission consistera à apporter l’assistance nécessaire aux compatriotes burkinabè qui se trouvent dans une situation de détresse.
Par ailleurs, le gouvernement appelle les populations au calme et à la retenue. Il les invite à faire preuve de vigilance face aux informations qui circulent autour de cette affaire et à ne pas céder à la manipulation ni à la désinformation.
Du côté guinéen, aucune communication officielle n’a, pour l’instant, été faite par les autorités sur ces prétendues «expulsions», leurs motifs précis, leur ampleur ou encore les conditions dans lesquelles elles se déroulent. Cette absence de réaction officielle ne permet donc pas, à ce stade, de disposer de la version des autorités guinéennes sur cette opération.
Cette situation intervient dans un contexte de préoccupations autour de la présence de ressortissants étrangers dans les zones d’exploitation minière artisanale en Guinée. Les prochaines communications des autorités des deux pays pourraient permettre d’en savoir davantage sur les circonstances de ces expulsions et les dispositions prises pour les personnes concernées.
Pour l’heure, la communication relayée par l’AIB ne précise ni le calendrier détaillé de leur rapatriement, ni les modalités concrètes de prise en charge des personnes concernées.
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