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CADRE DE DIALOGUE : des coalitions politiques claquent la porte

Non reconnu par la communauté internationale, le Cadre de dialogue dit inclusif que pilotent Dr. Makalé Traoré et les deux autres facilitatrices, a décidément du plomb dans l’aile. En effet, la plupart des coalitions politiques qui s’étaient jusqu’ici associées à ces discussions décident d’en partir. Elles se plaignent d’une opacité dans les débats et une démarche tendant à faire la part belle aux autorités. En somme, les acteurs flairent un piège, en ce sens qu’on chercherait faire d’eux une caution d’un travail dont ils ne sont pas suffisamment les parties prenantes.

Intervenant ce lundi 5 décembre, dans l’émission ‘’On refait le monde’’ de Djoma TV, Dr. Ibrahima Sory Diallo, de la coalition ADC-BOC dénonce une pléthore de personnes et de structures prenant part au dialogue. Des personnes et des structures dont on ne sait pas, pour certaines d’entre elles, comment et pourquoi sont-elles présentes à la rencontre. Cela fait que, dit-il, personne ne sait comment les thématiques qui feront l’objet d’éventuelles contradictions seront traitées dans les prochaines plénières. « Ça n’a pas été compris par la dame (Dr Makalé Traoré, ndlr). Nous avons estimé que ce cadre devait être d’abord défini pour comprendre que quand on n’a pas le consensus, quel est le critère de vote. Nous avons exigé depuis le début le cadre légal du dialogue c’est-à-dire il faut définir les partis qui doivent prendre part à ce cadre de dialogue. On ne peut pas nous faire comprendre que les personnes ressources ou ces femmes qui sont venues au nombre de 12 vont voter », a indiqué l’ancien député.

Le responsable de l’alliance ADC-BOC estimant que ses revendications n’ont pas été prises en compte, a décidé de claquer la porte du dialogue. « Lorsque nous sommes venus, nous avons prioriser le consensus. Depuis le matin, on est en train de revenir sur les préalables, on ne nous écoutait pas. Ils ont promis qu’après le déjeuner, ils allaient régler mais quand on est revenu, le premier ministre était là mais c’était les mêmes pratiques. C’est ce qui nous a fâché et on a décidé de claquer la porte », a conclu Dr Ibrahima Sory Diallo.

Il faut dire l’option de la suspension, il n’y a pas que cette alliance qui l’a choisie. Au total, ce sont 13 entités politiques ou issues de la société civile qui suspendent leur participation au cadre de dialogue. Des brouilles qui viennent s’ajouter aux conclusions du sommet de la CEDEAO de dimanche dernier, qui n’étaient déjà pas particulièrement favorables à ce même dialogue. En ce sens qu’aux yeux des dirigeants de la sous-régional, il n’est pas assez inclusif, du fait de son boycott par les principaux acteurs politiques et de la société civile.

Aliou Nasta

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