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DIALOGUE POLITIQUE : les citoyens de Kissidougou opposés à la délocalisation dans un autre pays

Les chefs et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), ont tenu ce 4 décembre 2022, à Abuja au Nigeria, le 62ème sommet de l’institution. Abordant à l’occasion, le dossier guinéen, les participants ont préconisé que le dialogue entre les acteurs soit inclusif. Quitte à le délocaliser dans un autre pays de la sous-région, s’il était impossible de réunir tous les acteurs en Guinée. Eh bien, à Kissidougou, cette éventualité ne passe pas. Pour beaucoup, l’idée même de délocaliser serait une insulte à la souveraineté de la Guinée.

Pour une fois, les conclusions du sommet de la CEDEAO sont très commentées à Kissidougou. Mais c’est plutôt les réactions de protestation qui l’emportent. Ainsi, pour Moussa Camara, chef du quartier de Sogbè 2, dans la commune urbaine, il n’est pas question de délocaliser ce dialogue inter-guinéen pour un autre pays. « Personnellement je ne suis pas d’avis, parce que ça ne ferait ni l’honneur, ni la fierté de la Guinée », dit-il, sans ambiguïté. Que le dialogue soit inclusif, il n’a rien contre. Mais à l’en croire, on doit réunir les conditions pour que ce soit en Guinée. « La Guinée a joué un rôle très important dans l’acquisition de l’indépendance des pays africains. Donc, on doit garder cette souveraineté », recommande-t-il

Position identique du côté de la société civile. Délocaliser le dialogue inter-guinéen reviendrait à insulter le peuple guinéen, dit-on de ce côté. Mohamed Kourouma, coordinateur préfectoral de la plateforme de la CONASOC, préfère de loin que ce « problème guinéen trouve solution en Guinée et par nous-mêmes les Guinéens ». Pour cela, il suggère que les gens se fassent confiance et qu’il y ait des médiateurs qui soient capables de dire la vérité. « Ou bien la vérité ne se trouve pas en Guinée », se demande-t-il ?

Il faut dire que l’option de faire tenir le dialogue en dehors du pays intervient au moment où les principaux acteurs politiques – Cellou Dalein et Sidya Touré notamment – se plaignent d’un exil qui leur est imposé du fait des risques de poursuites qui seraient engagées contre eux s’ils rentraient au pays. Ils s’appuient en cela sur les procédures expéditives de leur expulsion de leurs domiciles respectifs. Dans le cas du leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), son domicile de Dixinn a depuis été démoli et une école construite sur les ruines de l’ancienne demeure.

Niouma Lazare Kamano, correspondant régional pour ledjely.com

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