À seulement deux mois des élections législatives et locales prévues le 24 mai, le gouvernement guinéen a pris une décision spectaculaire en dissolvant quarante partis d’opposition. Cette mesure, officialisée par un arrêté signé par Ibrahima Kalil Condé, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, a été annoncée sur les antennes de la télévision nationale.
Les responsables de l’UFDG, du RPG Arc-en-ciel et de l’UFR ont appris la nouvelle dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars, suscitant une vive inquiétude au sein de l’opposition.
L’Union européenne, par la voix d’Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne pour les affaires étrangères, a exprimé son désaccord.
« L’UE déplore la dissolution de 40 partis politiques avant les élections législatives et communales », a-t-il affirmé sur X.
Par ailleurs, il ajoute que «L’UE appelle au respect du pluralisme politique et à la création de conditions pour des élections ouvertes, transparentes et inclusives pour rétablir l’ordre constitutionnel », a-t-il poursuivi.
Cette décision relance les inquiétudes sur le respect du pluralisme et sur la transparence du processus électoral en Guinée.
Siby




