Le drame qui a coûté la vie à 15 personnes, dont sept enfants, dans un accident de la circulation survenu lundi 29 juin à Mamou continue de bouleverser l’opinion. Face à cette tragédie, qui relance avec force le débat sur la sécurité routière en Guinée, la Fédération nationale des transports et de la mécanique générale annonce un durcissement des contrôles et de nouvelles mesures pour mieux encadrer les départs des véhicules de transport en commun.
Interrogé sur les mesures envisagées pour prévenir de nouvelles tragédies, le secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des transports et de la mécanique générale, Elhadj Mamadi Yaya Baldé, s’est d’abord dit profondément attristé par cette catastrophe. Il a toutefois appelé à attendre les résultats de l’enquête avant de tirer des conclusions sur les causes exactes de l’accident.
« C’est aux environs de minuit que nous avons appris cet accident, qui nous a profondément meurtris. Mais le destin est parfois inévitable. Dès le lendemain, nous avons dépêché une délégation sur les lieux afin de rencontrer les responsables syndicaux et de constater l’ampleur des dégâts. Franchement, c’est triste de voir ces enfants perdre la vie dans de telles circonstances. Il nous est difficile de dire avec exactitude ce qui a provoqué l’accident, d’autant plus que nous n’étions pas sur place et que pratiquement tous les passagers du véhicule sont décédés. Ce qu’il faut retenir, c’est que le drame s’est produit. Nous attendons les conclusions de l’enquête pour déterminer les causes exactes de cet accident », a-t-il déclaré.
Le responsable syndical est également revenu sur les conditions dans lesquelles le véhicule avait quitté le parc de transport, précisant que le nombre de passagers au départ ne correspondait pas à celui transporté au moment de l’accident.
« Effectivement, le véhicule est sorti de notre parc avec seulement trois passagers, plus le chauffeur, soit quatre personnes au total. Le conducteur est bien connu de nos services, même s’il ne travaille pas régulièrement, puisqu’il effectue des rotations de manière hebdomadaire. Ce qui est regrettable, c’est que de nombreux passagers préfèrent appeler les chauffeurs pour qu’ils viennent les récupérer à domicile ou en bordure de route. Dans ces conditions, il devient difficile de contrôler le nombre réel de personnes à bord avant le départ », a expliqué Elhadj Mamadi Yaya Baldé.
À la suite de ce drame, la Fédération nationale des transports et de la mécanique générale annonce un renforcement immédiat des dispositifs de contrôle afin de mieux encadrer les départs des véhicules de transport en commun.
« À compter de ce jour, tout voyageur devra impérativement embarquer depuis notre parc afin que le nombre de passagers soit rigoureusement contrôlé et respecté. Cette décision vise à éviter que de tels drames ne se reproduisent. Un numéro de téléphone est également mis à la disposition des usagers pour signaler tout comportement suspect. Des mesures fermes ont été prises, et tout contrevenant s’exposera à de sévères sanctions », a conclu le secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des transports et de la mécanique générale.
Aminata Camara


