Fraîchement installé à la tête du ministère de l’Industrie et du Commerce, Aboubacar Kourouma a affiché, mercredi 29 juillet, une feuille de route résolument tournée vers la transformation industrielle, le contenu local et la modernisation de l’administration. Le nouveau ministre ambitionne notamment de faire de Simandou 2040 un puissant levier d’industrialisation et promet une rupture dans la promotion du « Made in Guinée ».
Installé dans ses fonctions à l’issue de la cérémonie de passation de service organisée ce mercredi 29 juillet, Aboubacar Kourouma, précédemment secrétaire général du ministère de l’Emploi et du Travail, a dévoilé les grandes orientations de son action. Dans un discours aux accents volontaristes, il a placé son mandat sous le signe de la transformation industrielle, de la modernisation de l’administration, du renforcement du contenu local et de l’amélioration du climat des affaires.
« Je ne me présente pas ici comme un chef qui arrive avec des solutions toutes faites, mais comme un premier serviteur, un capitaine d’équipe qui aura besoin de l’intelligence collective et de l’engagement de chacune et chacun d’entre vous », a-t-il déclaré.
Le ministre a ensuite détaillé les quatre priorités qui guideront son action. La première concerne l’accélération des projets relevant de la première vague de Simandou 2040.
« La première priorité sera de faire avancer les projets de la première vague de Simandou 2040 qui relèvent du département. Les mégaprojets stratégiques et les infrastructures qui les accompagnent doivent renforcer durablement nos capacités de production, de stockage et de circulation des biens », a-t-il affirmé.
La deuxième priorité porte sur la transformation locale des matières premières et la diversification de l’économie nationale.
« La deuxième priorité vise l’accélération de la transformation locale des matières premières et la diversification de l’économie nationale. La Guinée doit tirer davantage de valeur de ce qu’elle produit, développer un tissu industriel plus solide et améliorer la qualité ainsi que la compétitivité de ses produits. C’est ainsi que notre croissance créera davantage d’emplois décents et ouvrira de nouvelles perspectives à notre jeunesse », a-t-il poursuivi.
Le troisième axe est consacré à l’organisation et à la régulation des marchés.
« Notre action devra contribuer à un approvisionnement régulier en produits de qualité à des prix abordables. La protection du consommateur, la loyauté des échanges et le respect des normes resteront au cœur de cette exigence », a-t-il souligné.
Aboubacar Kourouma entend également améliorer le climat des affaires et renforcer les entreprises guinéennes. Il a plaidé pour une industrialisation fondée sur la transformation locale des ressources nationales.
« La mission que je propose d’embrasser avec moi en une phrase : produire guinéen, transformer guinéen et consommer guinéen. Pour l’industrie, la priorité ne sera plus seulement l’extraction, mais la transformation. Nous devons faire en sorte que notre bauxite se transforme en alumine et en aluminium ici, que nos mangues deviennent des jus et des fruits séchés made in Guinée », a-t-il affirmé.
Dans cette dynamique, il a insisté sur le développement des agro-industries, la création de zones industrielles compétitives, l’amélioration des infrastructures logistiques et la fluidification des circuits de distribution.
Aminata Camara


