Le gouvernement malien a décidé de ne pas laisser passer. Après la décision des autorités américaines, le 16 décembre 2025, de renforcer les restrictions d’entrée aux États-Unis pour les Maliens, Bamako réplique avec fermeté. « En application du principe de réciprocité, les ressortissants américains seront soumis aux mêmes conditions que les citoyens maliens, avec effet immédiat », souligne le communiqué des affaires étrangères.
Le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ne cache pas son indignation. « Nous regrettons qu’une décision d’une telle importance ait été prise sans la moindre concertation préalable », a-t-il indiqué. Le communiqué dénonce également le motif avancé par Washington. « Le prétexte sécuritaire invoqué est en contradiction avec les évolutions réelles sur le terrain », et laisse entendre que la véritable motivation est à chercher ailleurs.
Malgré cette riposte, Bamako affirme vouloir préserver la coopération. « Nous restons attachés à des relations fructueuses et empreintes de respect réciproque avec tous nos partenaires internationaux », a-t-il martelé.
Mais cette annonce ferme marque clairement un tournant dans les relations diplomatiques entre le Mali et les États-Unis.
« Nos citoyens ne seront pas traités avec moins de respect que ceux des autres nations ». La guerre des visas est désormais ouverte.
Une décision de riposte comme celle du Mali, qui impose aux ressortissants américains les mêmes restrictions que celles appliquées par les États-Unis aux Maliens, peut avoir plusieurs conséquences concrètes et significatives sur la population malienne.
Ainsi, les Maliens souhaitant se rendre aux États-Unis pourraient voir leurs démarches encore plus compliquées et longues si la réciprocité entraîne de nouvelles formalités.
Les voyages pour études, affaires ou soins médicaux pourraient être retardés ou annulés.
Aussi, les entreprises maliennes travaillant avec des partenaires américains pourraient subir des ralentissements dans leurs transactions ou déplacements professionnels.
Les secteurs liés au tourisme ou aux échanges commerciaux internationaux pourraient être affectés, réduisant des opportunités économiques pour certains citoyens.
Reste à savoir si Bamako pourra tenir la cadence.
Siby


