Le procès en appel du Dr Ibrahima Kassory Fofana n’a une nouvelle fois pas pu avancer. Ce jeudi 22 janvier 2025, devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’ancien Premier ministre du régime Alpha Condé a brillé par son absence.
Dans sa prise de parole, le ministère public a rappelé que depuis l’ouverture de la procédure, le prévenu n’a jamais accepté de comparaître. Une situation qui, selon le parquet, justifie le renvoi du dossier à huitaine, afin de permettre une citation directe régulière.
Malgré cette absence, son représentant à l’audience, Ousmane Sanoh, a plaidé pour la poursuite des débats, invitant la Cour à « tirer toutes les conséquences de droit ».
De son côté, Me Almamy Samory Traoré a annoncé sa constitution comme conseil du Dr Ibrahima Kassory Fofana et a aussitôt sollicité un renvoi.
En revanche, Me Pépé Antoine Lamah, avocat de l’État, s’est montré ferme. Désireux d’aller aux plaidoiries, il a estimé que l’absence du prévenu ne saurait bloquer la procédure.
« Ce sont eux qui ont interjeté appel. S’ils ne comparaissent pas, renvoyez à huitaine pour permettre aux parties de plaider. On ne peut pas prendre la justice en otage », a-t-il lancé.
À l’issue des débats, la Cour a finalement renvoyé l’affaire au 29 janvier prochain, conformément à la demande du parquet.
Pour rappel, Kassory Fofana est sous mandat de dépôt depuis avril 2022. Hospitalisé depuis plusieurs mois dans une clinique de la capitale, il avait été condamné, le 27 février 2025, à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de deux milliards de francs guinéens.
La juridiction avait également ordonné la confiscation des fonds détenus sur ses comptes à la banque Vista Gui au profit de l’État, ainsi que le paiement de quinze milliards de francs guinéens à titre principal et de trois milliards de francs guinéens de dommages et intérêts.
Balla Yombouno


