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Durée de la transition : les mises en garde de Saïkou Yaya Barry

En début de semaine, un document « confidentiel », présenté comme le draft du chronogramme de la transition, a « fuité » et s’est largement  relayé sur les réseaux sociaux. Ce mardi, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a confirmé « l’authenticité » du document. Et depuis, des inquiétudes surgissent notamment au niveau des politiques.

Pour Saikou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des forces républicaines (UFR), quatre année, ce n’est pas une durée légale pour une transition. « La transition, c’est quelque chose de très compliqué mais pour ceux là qui sont au pouvoir et qui tirent profit, ils ne se rendent pas comptent réellement des conséquences, des implications dans une transition et c’est la population qui en souffrirait en grande partie par rapport à cela quand la transition prend du temps », a-t-il souligné.

Selon ce proche de l’ancien Premier ministre Sidya Touré, le délai de quinze mois donné par son parti est raisonnable face à celui proposé, au point que la CEDEAO les avait trouvé trop large, sachant ce que ça implique. « Nous avons donné 15 mois, en réalité si un chronogramme est rigoureux et nous ne voulons pas aller dans les petits calculs comme ça se passe souvent dans notre pays. A six mois déjà, on a rien fait et vous verrez la vie continue à être difficile pour les Guinéens, vous le sentez dans les marchés. Donc, en 15 mois, on peut valablement faire asseoir des institutions fortes permettant à la Guinée de se relancer vers le développement », a-t-il appuyé.

Pour le secrétaire exécutif de l’UFR, plus la transition s’allonge, plus le pays va souffrir. « C’est une période où vous n’avez pas d’argent ni les financements extérieurs. Nous sommes un pays sous-développé. Il y a des institutions internationales, il y a des garanties au niveau de la coopération bilatérale qui peuvent être difficiles. Il y a même des difficultés de transfert d’argent dans le pays. Ce sera compliqué », a insisté Saïkou Yaya Barry.

La nécessité de mettre en place un cadre de dialogue avec les forces vives de la nation

Mettre en place un dialogue réel, impliquant toutes les forces vives de la nation pour donner une transition raisonnable. Cela pourrait contribuer à apaiser et sensibiliser la communauté internationale, de sorte que le pays ait un minimum de financement. C’est la proposition qu’il a faite en guise de conclusion.

Elisabeth Zézé Guilavogui

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