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« Nuit et jour, on nous administrait 50 coups », confie une victime du 28 septembre

La comparution des parties civiles se poursuit devant le tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry, dans le cadre du procès des événements du 28 septembre. Ce lundi, c’est Mamadou Lamine Sall, victime de coups, blessures et tortures au camp Koundara, au lendemain du massacre perpétré dans l’enceinte du grand stade de Conakry. Il s’y était rendu dans le cadre de la recherche de son ami, Korka Bah, qu’il ne trouvait pas et qui demeure d’ailleurs introuvable jusqu’à date. Mais dans l’enceinte dudit camp, il a été, dit-il, soumis à d’atroces tortures dont « 50 coups » qui lui étaient quotidiennement administrés en guise de « déjeuner ».

Le 28 septembre 2009, Mamadou Lamine Sall s’était rendu au stade en compagnie de son ami. Mais quand le massacre a éclaté, les deux se sont perdus de vue. Du coup, quand Sall a pu en réchapper, il a cherché à prendre des nouvelles de son ami, en appelant son téléphone. Mais au bout du fil, c’est un interlocuteur se présentant comme militaire qui a répondu et qui lui a dit que le propriétaire du téléphone se trouvait au camp Koundara. Ledit interlocuteur lui demandant dans la foulée de s’y rendre pour chercher son ami. Et c’est en se rendant sur place qu’il a été lui-même mis aux arrêts. « Quand j’ai appris qu’il était au camp, j’ai contacté une connaissance militaire du nom de lieutenant Barry pour nous aider, mais ce dernier nous a demandé 700 000 GNF. Mais amis et moi avons cotisé pour avoir 500 000 GNF. Puis, nous sommes partis au camp avec le militaire en question.  C’est là qu’un militaire nommé Tanènè nous a dit de nous mettre à côté et on nous a enfermés. Nuit et jour, on nous administrait 50 coups bien sonnés avec la complicité de Paul Mansa Guilavogui, qui nous menaçait de mort, nous insultait la nuit et nous traitait aussi de rebelles. On nous infligeait des tortures graves. Même pour le manger, si on nous servait aujourd’hui à 14 heures, nous ne pouvions manger encore que le lendemain à 14 heures », a déclaré Mamadou Lamine Sall.

A en croire la victime, c’est grâce à un général – dont il ignore le nom – qui était venus libérer quelques détenus au camps, que lui et d’autres avaient pu informer leurs familles respectives de leur détention. Et de fil en aiguille, c’est ainsi qu’ils ont pu recouvrer la liberté.

Aminata Camara

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