Les Bissau-Guinéens ont voté dimanche 23 novembre dans le calme pour élire leur président et leur Parlement, dans un pays marqué par des décennies d’instabilité politique. Environ 860 000 électeurs étaient appelés aux urnes pour choisir parmi 12 candidats, en l’absence du principal parti d’opposition, le PAIGC, exclu pour dépôt tardif de dossier.
Favori du scrutin, le président sortant Umaro Sissoco Embalo pourrait l’emporter dès le premier tour, devenant ainsi le premier chef d’État à enchaîner deux mandats depuis 1994. Son principal adversaire, Fernando Dias, bénéficie du soutien du PAIGC, dont le leader Domingos Simões Pereira n’a pas pu se présenter, sa candidature ayant été rejetée par la Cour suprême.
Malgré la faible affluence en matinée, le vote s’est déroulé sans incident, selon la Commission nationale des élections. Le président Embalo a appelé la population à voter massivement, tout en avertissant les candidats contre toute proclamation anticipée des résultats.
Dans ce pays où près de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où l’instabilité politique a favorisé les trafics, le scrutin est considéré comme crucial. Plus de 6 700 agents de sécurité, appuyés par la force de stabilisation de la Cedeao, ont été mobilisés. L’espace aérien et les frontières sont restés fermés toute la journée.
Les premiers résultats provisoires sont attendus au plus tard jeudi, avec la crainte récurrente de contestations post-électorales.
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