Face à la recrudescence de mineurs dans les espaces nocturnes, le Parquet spécial pour Enfants de Conakry lance un avertissement sans détour. Bars, boîtes de nuit, hôtels, plages et salles de spectacles sont désormais sous haute surveillance : « Aucune personne de moins de 18 ans ne doit y être admise ».
Dans un communiqué rendu public ce jeudi, l’institution rappelle, « avec la plus grande solennité », qu’il est strictement interdit d’admettre des mineurs dans tous les établissements et espaces de loisirs de la capitale.
Bars, boîtes de nuit, hôtels, maisons closes, plages, salles de spectacles : aucun de ces lieux n’échappe à la mesure. Le Parquet insiste : « Sont considérées comme mineures toutes personnes âgées de moins de dix-huit ans ». Une précision qui vise à lever tout doute chez les exploitants souvent tentés de fermer les yeux.
Cette interdiction s’appuie sur les articles 790 à 794 du Code de l’Enfant, que le Parquet dit vouloir appliquer « sans concession ». Les gérants d’établissements sont ainsi formellement avertis : toute entorse à la règle exposera ses auteurs à des poursuites judiciaires immédiates.
Mais l’avertissement ne concerne pas que les exploitants. Les parents et tuteurs sont également rappelés à leurs responsabilités. Ils ont l’« obligation légale de veiller à ce que les mineurs ne circulent pas sans accompagnement pendant la nuit ». Le Parquet les appelle à « prendre toutes mesures utiles » pour garantir la protection et la sécurité des enfants sous leur garde.
Le ton se durcit encore lorsqu’il s’agit de l’exécution des mesures. Le Parquet prévient qu’il se réserve « le droit d’engager, sans délai, toute poursuite judiciaire », contre toute personne physique ou morale contrevenant aux dispositions édictées.
Dans la foulée, les officiers de police judiciaire et les unités compétentes sont invités à assurer « avec diligence et fermeté » le contrôle du respect de ces mesures. Un signal clair : la tolérance zéro sera la règle.
Siby


