La Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) a clôturé, ce samedi 27 juin, les travaux de son Assemblée générale mixte dans un réceptif hôtelier de la capitale. La rencontre a réuni de nombreux chefs d’entreprises, des représentants du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs acteurs du secteur privé guinéen.
Cette deuxième Assemblée générale a permis aux responsables de la CGE-GUI de dresser le bilan des acquis de l’organisation, de réaffirmer leur engagement en faveur du développement du secteur privé et de renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics.
Prenant la parole, la secrétaire générale, Maria Diané, est revenue sur le processus d’unification du patronat guinéen, qu’elle qualifie d’historique.
« Aujourd’hui, la CGE-GUI rassemble toutes les forces vives de l’économie guinéenne, des grandes multinationales industrielles et minières, aux PME en passant par le secteur agricole, les services et le commerce… L’histoire retiendra que nous avons su transcender nos divergences pour bâtir une maison commune. Cette maison, c’est le patronat guinéen, la CGE-GUI, le bouclier de vos investissements et le tremplin de vos ambitions. Ensemble, unis pour une diversité sectorielle, nous envisageons de faire du secteur privé guinéen le véritable moteur de la croissance et du développement durable de notre chère République. Vive le secteur privé guinéen, vive la CGE-GUI et que Dieu bénisse la Guinée », a-t-elle soutenu.

Elle a également insisté sur les quatre priorités de la Confédération : l’amélioration du climat des affaires, la promotion du contenu local, le renforcement des capacités des entreprises et la consolidation du dialogue social.
De son côté, le président de la CGE-GUI, Ansoumane Kaba, s’est félicité du bon déroulement des travaux et a salué l’accompagnement des autorités dans le processus d’unification du patronat.
« Je peux vous assurer que nos travaux se sont déroulés dans un esprit positif… Le chef de l’État n’a ménagé aucun effort pour inviter le secteur privé guinéen, jadis représenté par plusieurs organisations patronales, à l’unification… Cet appel au dialogue et à la confiance constitue la pierre angulaire de la construction d’une économie forte, grâce à un secteur privé national capable de contribuer à l’élaboration des politiques et programmes initiés par le gouvernement… Nous plaidons pour le renforcement des cadres de dialogue existants, l’implication du secteur privé dans le comité stratégique Simandou 2040, l’opérationnalisation effective de la loi sur le contenu local et l’accompagnement à l’émergence de champions nationaux dans tous les secteurs de l’économie » a-t-il souligné.

Le président du patronat guinéen a également réaffirmé le soutien de la CGE-GUI à la politique de transformation locale des ressources minières.
« Nous voudrions ici, au nom du Conseil d’administration de la CGE-GUI, dire notre total adhésion et notre soutien à Monsieur le Président de la République. Le secteur privé est disposé à accompagner la pleine mise en œuvre de cette décision historique qui transformera sans nul doute le visage de la Guinée et le quotidien de sa population », a-t-il déclaré.
Représentant le gouvernement, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a salué les avancées enregistrées par la CGE-GUI depuis sa création et rappelé l’importance du secteur privé dans la vision de développement national.
« Il y a deux années de cela, des tractations très difficiles ont permis aujourd’hui de mettre en place cette institution qui commence à faire la fierté de notre pays… Lors des concertations avec toutes les composantes de la nation, le chef de l’État a demandé au secteur privé de parler d’une seule voix. Chose demandée, chose faite. La CGE-GUI en est le fruit aujourd’hui », a-t-il fait savoir.

Le ministre a également mis en avant le programme Simandou 2040, présenté comme une opportunité majeure pour les entreprises nationales.
« Simandou 2040, c’est une vision de transformation, une vision pour créer la prospérité pour les Guinéens. Cette vision ne saurait se concrétiser sans un rôle fort et central du secteur privé. Le dialogue public-privé n’est plus seulement une priorité stratégique, mais une nécessité stratégique. Sans cela, notre ambition pour 2040 ne saurait se réaliser », a-t-il indiqué.
Il a détaillé les piliers de cette vision, notamment la transformation agro-industrielle, le développement du capital humain, les infrastructures, l’accès au financement et l’amélioration de la productivité.
« La vision du gouvernement, c’est de faire du secteur privé, de la CGE-GUI, l’interlocuteur privilégié pour construire la réalisation de cette vision. Nous allons faire de ce dialogue un instrument nécessaire pour accélérer la transformation envisagée sous le leadership du Président de la République », a-t-il souligné.
Le ministre a enfin insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue social, d’élargir les conventions collectives et de consolider la coopération avec les partenaires techniques et financiers.

Au terme de cette Assemblée générale mixte, les intervenants ont réaffirmé leur volonté commune de faire de la CGE-GUI un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics et un acteur majeur de la transformation économique de la Guinée, à travers un partenariat public-privé renforcé, une meilleure gouvernance économique et une implication accrue des entreprises nationales dans les grands projets structurants du pays.
Aminata Camara


