Le collectif des avocats de Mamadou Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), est sorti de son silence après l’arrêt rendu le 25 juin 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO dans la procédure opposant leur client à l’État guinéen. Dans un communiqué publié ce 1er juillet, les conseils de l’opposant exhortent les autorités guinéennes à procéder à l’exécution de cette décision, notamment à travers sa libération.
Les avocats affirment accueillir cette décision « avec une profonde sérénité », estimant qu’elle ne constitue ni une victoire personnelle de Mamadou Aliou Bah ni une défaite de l’État guinéen. Selon eux, il s’agit avant tout d’« une victoire éclatante du Droit », qui rappelle l’importance du respect des engagements internationaux de la Guinée en matière de protection des droits humains.
Le collectif souligne également que cet arrêt intervient dans un contexte marqué par une présence accrue de la Cour de justice de la CEDEAO en Guinée au cours de l’année 2026. Pour les avocats, cette dynamique illustre la nécessité de renforcer le respect des droits fondamentaux au sein des États membres de la communauté ouest-africaine.
Tout en rappelant que les autorités guinéennes ont régulièrement affiché leur volonté de bâtir un État de droit, les avocats estiment que l’exécution de cette décision représente une occasion pour le gouvernement de démontrer son attachement aux valeurs républicaines. Ils considèrent que la libération de Mamadou Aliou Bah serait « un acte de grandeur » et un signal fort du respect par la Guinée de ses obligations communautaires.
Dans leur communiqué, les conseils de Mamadou Aliou Bah lancent ainsi un appel aux plus hautes autorités du pays afin qu’elles « tirent toutes les conséquences de droit » de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO et facilitent sa mise en œuvre dans les meilleurs délais.
« La justice élève une nation, et la Guinée, en honorant la justice, ne fera que s’élever davantage », conclut le collectif des avocats.
N’Famoussa Siby


