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Mondial 2026 : la Roja sur le toit du monde

L’Espagne est de nouveau au sommet du football mondial. Au terme d’une finale haletante disputée ce dimanche au MetLife Stadium, la Roja a remporté la Coupe du monde 2026 en venant à bout de l’Argentine (1-0, après prolongation). Un but salvateur de Ferran Torres à la 106e minute a offert aux Espagnols leur deuxième titre mondial, seize ans après leur sacre historique de 2010.

Dès le coup d’envoi, le scénario de cette finale s’est dessiné. Fidèle à son identité, la Roja a monopolisé le ballon, multipliant les passes pour étouffer son adversaire.

Les premières occasions sont rapidement arrivées. Lancé dans le bon tempo, le jeune prodige Lamine Yamal s’est procuré une belle opportunité, mais sa frappe, légèrement déviée par Lisandro Martínez, a terminé dans les gants d’un Emiliano « Dibu » Martínez vigilant.

En face, l’Albiceleste de Lionel Scaloni a répondu par un bloc défensif compact et discipliné. Repliés dans leur moitié de terrain, les Argentins ont subi la domination espagnole tout en fermant les espaces.

À l’approche de la pause, les débats se sont équilibrés. Hormis une frappe lointaine de Mikel Oyarzabal bien captée par Emiliano Martínez, l’Espagne a peiné à se montrer réellement dangereuse malgré une possession largement en sa faveur.

Juste avant la mi-temps, l’Argentine a été frappée par un premier coup dur avec la sortie sur blessure de Lisandro Martínez, remplacé par Nicolás Otamendi.

Au retour des vestiaires, Lionel Scaloni a tenté d’apporter davantage d’impact en lançant Leandro Paredes et Nahuel Molina. Ces changements ont donné plus d’agressivité à l’Argentine, dans une rencontre de plus en plus tendue, ponctuée de nombreuses fautes et d’une échauffourée.

Malgré cette intensité, les hommes de Luis de la Fuente ont continué à maîtriser les débats, sans parvenir à tromper un Emiliano Martínez impérial.

Le tournant du match est intervenu avec l’expulsion directe d’Enzo Fernández. Réduite à dix, l’Argentine a dû redoubler d’efforts pour contenir les assauts espagnols.

En supériorité numérique, l’Espagne a intensifié la pression. Portée par les débordements de Nico Williams, la Roja a cru ouvrir le score, mais un but a été annulé pour une faute préalable de Mikel Merino sur Nicolás Otamendi.

Les Argentins ont toutefois résisté jusqu’au terme du temps réglementaire, arrachant les prolongations.

La délivrance est finalement arrivée à la 106e minute. Sur un centre millimétré de Nico Williams au second poteau, Ferran Torres a repris le ballon d’une volée imparable pour battre Emiliano « Dibu » Martínez et faire exploser le MetLife Stadium.

Dans les derniers instants, l’Argentine a jeté toutes ses forces dans la bataille et s’est offert une ultime occasion par Giuliano Simeone, dont la reprise de volée est passée à côté du cadre.

Solides, disciplinés et sereins jusqu’au coup de sifflet final, les Espagnols ont conservé leur avantage pour s’offrir une deuxième Coupe du monde.

Seize ans après leur premier sacre en Afrique du Sud, la Roja inscrit une nouvelle page de son histoire et brode une deuxième étoile sur son maillot.

Lonceny Camara

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