La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce jeudi 30 juillet, son verdict dans le dossier opposant le parquet spécial à l’entrepreneur Sékou Kaké. Au terme de plusieurs mois de procédure judiciaire, la juridiction d’appel a déclaré le prévenu non coupable des faits qui lui étaient reprochés et a prononcé sa relaxe.
Sékou Kaké était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, prêté son nom ainsi que celui de la société Kaké Construction S.A. à certains biens présumés appartenir à l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, dont le patrimoine fait l’objet de saisies dans le cadre des procédures engagées devant la CRIEF.
Au cours des audiences, le prévenu a catégoriquement rejeté ces allégations. Il a soutenu n’entretenir aucun lien avec l’ancien ministre de la Défense et a précisé qu’il n’était pas le dirigeant de la société Kaké Construction S.A.
Dans son arrêt, la Chambre des appels, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a estimé que les poursuites engagées contre Sékou Kaké et la société Kaké Construction S.A. étaient « mal fondées ». En conséquence, la Cour a déclaré Sékou Kaké non coupable des faits qui lui étaient reprochés et a ordonné sa relaxe.
S’agissant de la société Kaké Construction S.A., dont le représentant ne s’est jamais présenté devant la juridiction, la Cour l’a également renvoyée des fins de la poursuite, estimant que le délit n’était pas constitué.
La juridiction a, par ailleurs, débouté l’État guinéen de l’ensemble de ses prétentions dans cette affaire.
A l’issue du prononcé de la décision, le ministère public a salué le verdict rendu par la Chambre des appels, félicitant et encourageant la juridiction pour sa délibération.
Aminata Camara


