À l’image des autres préfectures du pays, les candidats retenus pour la session de rattrapage du baccalauréat 2026 ont entamé, ce jeudi 20 août, les épreuves à Kankan. Durant cinq jours, ces candidats auront une nouvelle chance de valider les matières dans lesquelles ils n’ont pas obtenu les résultats escomptés et, ainsi, décrocher leur ticket pour l’enseignement supérieur.
Dans la région administrative de Kankan, le lancement officiel de cette session inédite a eu lieu à l’école primaire Dramé Oumar, en présence de plusieurs autorités administratives et éducatives de la région.
Au total, 1 924 candidats sont concernés par cette session de rattrapage dans la région. Dans la seule commune urbaine de Kankan, deux centres ont été retenus pour accueillir les candidats.
Revenant sur les statistiques, Moussa Kéita, inspecteur régional du MENA-ETFP, a indiqué : « Il y a 826 candidats pour la préfecture de Kankan, Kérouané compte 48, Kouroussa 38, 206 Mandiana et 806 candidats à Siguiri. Ce qui fait un total de 908 en sciences expérimentales et 14 en SE franco-arabe. En sciences mathématiques, ils sont 298 à aborder les épreuves. Pour ceux des sciences sociales, ce 612 en enseignement général 112 en franco-arabe. Ce qui donne un chiffre global de 1924 candidats dans la région. Le mot d’ordre reste le même, celui de la tolérance zéro comme ce fut le cas lors de la première session. Ils seront orientés de la même manière que les autres. Vous savez que c’est une injustice que nous sommes en train de corriger en permettant à certains candidats de se rattraper. Mais en faisant cela, on respecte les principes de l’Etat », a-t-il déclaré.
Représentant la ministre à Kankan à l’occasion du lancement de cette session, Mafory Cissé a, pour sa part, rassuré les candidats quant aux modalités de l’organisation.
« Cette session de rattrapage exprime clairement la volonté des autorités guinéennes, celle d’avoir une jeunesse compétente. Elle donne de l’avant la possibilité aux candidats qui seront admis d’être orientés vers les universités ou vers les passerelles notamment l’enseignement technique et professionnel. Il n’y a pas de changements majeurs dans l’organisation de cette session de rattrapage. Pas de stress pour mélanger nos candidats, les agents de santé présents. Ils seront évalués dans les matières où ils ont eu des plus faibles notes donc une ou deux matières et concerne les candidats ayant obtenus la moyenne autour de 8,50 et 9,99 », a-t-elle précisé.
Présent lors du lancement, le gouverneur de la région administrative de Kankan, le colonel Aly Badra Camara, a également prodigué des conseils aux candidats, les invitant à aborder cette nouvelle chance avec sérénité.
« C’est une première dans le pays qu’on organise une session de rattrapage. C’est une manière de continuer à encourager nos enfants et cela démontre que sommes soucieux de l’avenir de notre pays. Permettre à un candidat de se relever dans une ou deux matières est à son avantage. On a dit aux candidats que ce n’est pas de la vie et d’aborder sereinement les sujets », a-t-il souligné.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


