La nouvelle Politique étrangère de la Guinée place les diplomates au cœur de l’ambition internationale du pays. Ambassadeurs et chefs de mission sont désormais appelés à incarner la voix de la République, à défendre ses intérêts et à contribuer à la création d’opportunités économiques, politiques et stratégiques. Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger leur assigne une mission de premier plan, allant jusqu’à les qualifier de « forces spéciales de la diplomatie guinéenne ».
La Guinée entend renforcer son action diplomatique à travers une nouvelle Politique étrangère qui fixe les grandes orientations de son engagement sur la scène internationale. Dans un contexte marqué par la recomposition des alliances, les enjeux sécuritaires et les nouvelles dynamiques économiques, le pays veut donner davantage de portée à ses représentations diplomatiques à l’étranger.
Le document décline onze axes stratégiques, parmi lesquels la sauvegarde de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, le renforcement de l’intégration africaine et du panafricanisme, la consolidation du rôle de la Guinée au sein des organisations sous-régionales, régionales et internationales, mais aussi la diplomatie économique.
Mais au-delà des orientations générales, le document met surtout en lumière le rôle attendu des représentants de la Guinée à l’étranger. Pour le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, les ambassadeurs et chefs de mission doivent désormais être au premier rang de cette nouvelle dynamique diplomatique.
«A nos ambassadeurs et chefs de mission, je voudrais dire ceci, vous êtes les premiers soldats, les acteurs de cette ambition, les forces spéciales de la diplomatie guinéenne. Vous êtes dans vos juridictions respectives la voix, le visage, la crédibilité de la République. Votre mission est politique et diplomatique, économique. Elle est désormais plus que jamais culturelle, consulaire et stratégique», a déclaré Dr Morissanda Kouyaté.
La nouvelle orientation ne s’arrête toutefois pas à la représentation institutionnelle de la Guinée. Le ministre insiste également sur la nécessité de mesurer l’action diplomatique à travers les opportunités qu’elle permet de générer pour le pays.
« Chaque visite officielle doit ouvrir une perspective, chaque accord doit répondre à un besoin identifié, chaque mission diplomatique doit être évaluée aussi à l’aune des opportunités qu’elle crée pour la Guinée», a affirmé Morissanda Kouyaté.
Cette nouvelle approche s’inscrit également dans la volonté de mieux articuler diplomatie et développement. Le ministre présente notamment la Guinée comme un pays disposant d’atouts importants à faire valoir auprès de ses partenaires.
«La Guinée ne se présente pas au monde la même vide. Elle vient avec ses ressources, sa jeunesse, sa position géostratégique, son potentiel agricole et énergétique, sa culture. Mais surtout, la Guinée vient avec une ambition nationale et une volonté de bâtir des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques. Le programme Simandou 2040 incarne cette ambition de transformation», a-t-il souligné. « Sous le leadership du président de la République, son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, la diplomatie devient ainsi un prolongement direct de la politique nationale de développement», a-t-il conclu.
Siby


