À proximité de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, plusieurs propriétaires d’immeubles font face à une mesure qui les oblige à réduire la hauteur de leurs bâtiments. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire invoque des impératifs de sécurité liés à la plateforme aéroportuaire et à la base militaire de l’armée de l’air. Le délai fixé pour l’exécution de la mesure est de 24 heures.
La consigne concerne notamment les immeubles situés en face de l’aéroport Ahmed-Sékou-Touré et de la base militaire de l’armée de l’air. Les propriétaires concernés sont sommés de ramener leurs constructions à une hauteur jugée raisonnable, conformément aux exigences de sécurité de la zone aéroportuaire.

Sur le terrain, l’opération a déjà commencé. Plusieurs propriétaires ont procédé au retrait des tôles et au démontage de certaines parties de leurs bâtiments. Dans les appartements concernés, des locataires s’activent également pour quitter les lieux avant l’arrivée annoncée des forces de l’ordre.
Devant certains immeubles, des barrières ont déjà été installées par une équipe mixte composée de policiers et de gendarmes. Un dispositif qui traduit la volonté des autorités de faire respecter la mesure dans le délai fixé.
Chez les propriétaires concernés, la situation suscite une vive désolation. Plusieurs d’entre eux ont refusé de répondre aux questions de la presse, estimant que leurs déclarations ne changeraient rien à la décision prise par les autorités. Sur leurs visages, l’inquiétude reste toutefois perceptible.

À plusieurs endroits, les coups de marteau et les bruits des travaux de démolition résonnent d’un bâtiment à l’autre. Propriétaires, ouvriers et locataires s’activent pour se conformer à la consigne, alors que le délai de 24 heures accordé par les autorités est déjà en cours.
Thierno Amadou Diallo


