La 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies s’ouvre dans un contexte international marqué par plusieurs crises et tensions géopolitiques. Pendant plusieurs jours, les dirigeants du monde se succéderont à la tribune de l’ONU pour évoquer les principaux défis auxquels fait face la communauté internationale.
Les conflits au Moyen-Orient, la situation à Gaza, la guerre en Ukraine, la coopération internationale, le développement et les grands enjeux géopolitiques devraient notamment occuper une place importante dans les échanges.
C’est dans ce contexte que le président guinéen, Mamadi Doumbouya, est attendu à New York. Le chef de l’État pourrait prononcer son discours mercredi 23 septembre à 15 heures, au siège des Nations unies.
Cette prise de parole constituera une nouvelle occasion pour le chef de l’État guinéen de présenter les atouts économiques de son pays et les perspectives liées notamment au projet Simandou.
Mamadi Doumbouya pourrait également évoquer les ambitions de développement de la Guinée et réaffirmer la vision diplomatique défendue par Conakry sur la scène internationale.
Une orientation qu’il avait déjà clairement affichée lors de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies en 2023. À cette occasion, le président guinéen avait affirmé que la Guinée n’était « ni pro, ni anti », mais qu’elle entendait défendre ses propres intérêts et entretenir des relations fondées sur le respect mutuel avec les différents partenaires internationaux.
Cette déclaration pourrait ainsi résonner de nouveau à New York, dans un contexte international marqué par de fortes rivalités entre puissances et par des repositionnements diplomatiques.
Au-delà des discours et des grandes crises internationales, la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies constituera également l’un des dossiers suivis de près durant cette session.
Le mandat de l’actuel secrétaire général doit prendre fin à la fin de l’année 2026, avant l’entrée en fonction de son successeur en janvier 2027.
Sept candidats sont actuellement en lice, dont l’ancien président sénégalais Macky Sall, après le retrait de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet.
La session de l’Assemblée générale intervient donc à un moment particulier pour l’organisation internationale : alors que les dirigeants débattent des crises qui secouent le monde, se joue également en coulisses l’avenir de l’ONU et le choix de celui ou celle qui prendra les commandes de l’organisation à partir de 2027.
N’Famoussa Siby


