Donald Trump n’a pas été tendre avec l’ONU. À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ce mardi 22 septembre 2026, le président américain a multiplié les critiques contre l’organisation internationale, dénonçant sa bureaucratie, ses orientations qu’il qualifie « d’extrême gauche » et « mondialistes », avant de s’en prendre frontalement à la Cour pénale internationale.
Le président américain a d’abord défendu les mesures prises par son administration pour réduire les dépenses et les effectifs de l’ONU.
« Nous avons également travaillé avec de nombreux pays pour faire avancer la plus grande réforme de l’ONU de l’histoire. Nous avons coupé le budget de l’ONU pour la toute première fois. Il a baissé de 15 % en 2026. Nous avons éliminé plus de 4 000 postes de la bureaucratie onusienne. L’ONU a un énorme, énorme potentiel, je le dis depuis de nombreuses années, mais il faut arrêter d’imposer les objectifs d’extrême gauche, les objectifs mondialistes », a-t-il déclaré.
Donald Trump a ensuite évoqué son opposition à certaines initiatives environnementales internationales, citant notamment l’Organisation maritime internationale.
« J’ai dû intervenir concernant l’organisation maritime internationale qui souhaitait créer en secret la toute première taxe carbone du monde, une taxe très chère qui aurait fait augmenter les coûts de la navigation commerciale de 10 à 20 %. Tant que je serai président, il n’y aura jamais de taxe mondiale », a-t-il poursuivi.
Le président américain a ensuite porté son offensive sur la Cour pénale internationale. Une sortie qui pourrait raviver les débats sur l’avenir de cette juridiction, alors que plusieurs États ont déjà exprimé des réserves ou engagé des démarches concernant leur appartenance à la CPI.
Donald Trump a été catégorique : « Les États-Unis sont également opposés à la Cour pénale internationale. Nous ne vous permettrons jamais de mener des enquêtes vu que c’est un tribunal anti-américain qui n’a aucune compétence chez nous. J’appelle tous les pays qui sont membres de la CPI à se retirer officiellement de cette institution voyou immédiatement ».
Cette interpellation intervient alors que la CPI reste au centre de procédures visant des responsables politiques et militaires accusés de crimes relevant de sa compétence. Un mouvement de retrait plus large des États membres pourrait donc alimenter les inquiétudes sur l’avenir de la justice pénale internationale et, potentiellement, offrir davantage de marges de manœuvre à certains dirigeants faisant l’objet de procédures internationales.
Autre cible du président américain : le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Donald Trump a notamment dénoncé les critiques adressées aux États-Unis et évoqué la persécution des chrétiens dans le monde.
« Il est inacceptable avec toutes les atrocités du monde qu’on ait des responsables des droits humains à l’ONU qui critiquent les États-Unis alors que nous protégeons nos enfants vis-à-vis de cette insanité transgenre concernant ces lois anti-immigration, ce qu’ils font. C’est incroyable. On a des hypocrites au Conseil des droits de l’homme qui parlent de persécution alors que les chrétiens sont persécutés dans le monde entier », a-t-il indiqué.
Sur l’immigration, Donald Trump a également assumé une position très ferme, estimant que les États doivent pouvoir préserver leur souveraineté et contrôler leurs frontières.
« On veut que les pires personnes qui viennent des pires endroits du monde viennent dans notre pays. Mais nous ne l’acceptons plus », a-t-il soutenu devant l’assistance.
Le président américain a également établi un lien entre immigration, souveraineté et préservation du patrimoine culturel, en s’en prenant à l’UNESCO.
« Il est paradoxal que l’ONU ait toute une institution, l’UNESCO, qui protège le patrimoine culturel mais en promouvant de manière incessante l’immigration de masse qui détruit justement les plus grandes cultures ou le patrimoine mondial », a-t-il dit.
Donald Trump a enfin conclu sur la souveraineté des États : « L’immigration illégale n’a pas de droits humains, mais par contre on a le droit de rester un pays souverain. Nous voulons rester souverains et vous devriez faire la même chose ».
À travers ces différentes déclarations, Donald Trump a donc livré une charge frontale contre plusieurs composantes du système multilatéral, de l’ONU à la CPI, en passant par le Conseil des droits de l’homme et l’UNESCO. Son appel au retrait de la Cour pénale internationale pourrait notamment relancer les interrogations sur l’avenir de cette institution et sur la volonté de certains États de maintenir leur coopération avec elle.
N’Famoussa Siby


