La fermeture annoncée de l’usine Topaz Multi Industries, implantée à Gomboyah, dans la commune de Manéah, suscite une vive inquiétude chez ses travailleurs. Ce vendredi 6 novembre, ces derniers sont descendus dans la rue pour interpeller les autorités guinéennes et réclamer des mesures urgentes en faveur de la sauvegarde de leurs emplois. En cause : l’interdiction gouvernementale visant la fabrication des plastiques biodégradables, une décision qui pourrait précipiter la fermeture de cette unité industrielle.
La tension est montée d’un cran ce vendredi devant les installations de Topaz Multi Industries. Munis de leurs revendications, des travailleurs ont organisé une manifestation pour exprimer leur inquiétude face à l’avenir incertain de l’entreprise et, surtout, au risque de perdre leur source de revenus.

Au cœur de leur mobilisation : la décision des autorités d’interdire la fabrication de certains produits plastiques. Une mesure qui, selon les manifestants, menace directement la survie de l’usine et les emplois qui en dépendent.
D’après les informations recueillies, plus de 3 000 emplois seraient concernés par cette fermeture annoncée. Au-delà de leurs inquiétudes professionnelles, les travailleurs dénoncent ce qu’ils considèrent comme une situation paradoxale : alors que l’usine locale est menacée de fermeture, des produits similaires continueraient d’être commercialisés sur le marché guinéen, notamment ceux importés de pays voisins.
« Ils disent qu’ils vont fermer notre usine, alors que les mêmes sachets plastiques, venant de la Sierra Leone, sont vendus dans nos marchés. C’est pourquoi nous sommes sortis ce matin pour demander au gouvernement de trouver une solution afin de sauver nos emplois et éviter que nous nous retrouvions au chômage », explique un travailleur joint au téléphone.
Les manifestants sollicitent ainsi l’intervention de l’État afin qu’une solution soit trouvée pour préserver les emplois et permettre à l’entreprise de poursuivre ses activités dans le respect de la réglementation en vigueur.

Selon notre interlocuteur, le maire de la commune de Manéah s’est également rendu sur les lieux pour échanger avec les travailleurs et les sensibiliser.
Reste désormais à savoir quelle réponse les autorités apporteront à ces préoccupations, alors que des milliers de travailleurs redoutent de se retrouver sans emploi.
Pour l’heure, Topaz Multi Industries n’a fait une aucune communication sur cette situation.
Balla Yombouno


