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Gaza : le coup de colère de Macron à la tribune de l’ONU

À New York, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son discours à la crise au Moyen-Orient. De Gaza à la Cisjordanie, en passant par le Liban, la Syrie et le détroit d’Ormuz, le président français a appelé au respect du droit international, à la souveraineté des États et à la protection des droits des Palestiniens.

Emmanuel Macron hausse le ton sur le Moyen-Orient. Devant les dirigeants du monde réunis à New York, le président français a fait du respect du droit international, de la souveraineté des États et des droits des peuples les principaux axes de son intervention sur la région.

Pour le chef de l’État français, la multiplication des conflits ne doit pas conduire la communauté internationale à accepter l’impasse. Il a notamment dénoncé « l’industrialisation des crimes de guerre, des violations du droit et de la destruction des infrastructures civiles » au Moyen-Orient, en Ukraine et en Afrique, estimant que cette situation « ouvre un nouvel âge de la barbarie ».

C’est sur la situation à Gaza que le président français s’est montré particulièrement offensif. Alors que des discussions diplomatiques se poursuivent autour du conflit, Emmanuel Macron refuse de considérer que les annonces politiques suffisent à elles seules à établir une véritable paix.

« Certains s’offlâtent d’une paix prétendue, mais cette paix n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires », a-t-il déclaré.

Une situation qu’il juge incompatible avec les exigences du droit humanitaire.

« Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais ! », a lancé le président français depuis la tribune de l’ONU.

Emmanuel Macron a également tourné son regard vers la Cisjordanie, où il dénonce la poursuite des violations visant, selon lui, à rendre toujours plus difficile la construction d’une solution politique.

« Regardez ce qui se passe en Cisjordanie où chaque jour des violations sont faites au nom de quoi ? Le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie », a-t-il affirmé.

Pour le président français, la question ne peut toutefois pas être dissociée des droits du peuple palestinien.

« C’est construire chaque jour l’impossibilité d’un projet qui est le respect des droits légitimes du peuple palestinien à exister », a-t-il estimé.

Emmanuel Macron a également assumé la position française sur la reconnaissance de l’État de Palestine, tout en répondant aux critiques qui considèrent cette démarche comme essentiellement symbolique.

« Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d’États à reconnaître la Palestine », a-t-il rappelé.

Face à ceux qui parlent de « reconnaissance de papier », le président français a posé une question directe : « Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? »

Dans son intervention, Emmanuel Macron a parallèlement réaffirmé l’attachement de la France à la sécurité d’Israël et à son existence, tout en rejetant l’idée que cette sécurité puisse être assurée au détriment de la souveraineté des pays voisins.

« Sécurité à laquelle nous sommes attachés, existence à laquelle nous sommes attachés », a-t-il déclaré à propos d’Israël.

Mais il a immédiatement ajouté : « Tous ceux qui prétendent que la sécurité d’Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste, affaiblissent la sécurité d’Israël pour aujourd’hui et pour demain et la menacent ».

Le Liban figure également parmi les dossiers évoqués par Emmanuel Macron. Le président français a insisté sur la nécessité de restaurer la pleine souveraineté du pays, notamment dans le sud, marqué par les déplacements de populations et les destructions.

« Respect de la souveraineté pour les Libanais déplacés et dont les villages sont détruits les uns après les autres dans le sud », a-t-il déclaré.

Le Hezbollah constitue, dans ce cadre, un autre point central du discours français.

« Seul un Liban pleinement souverain pourra conduire à faire rendre les armes au Hezbollah et à rétablir la sécurité pour les Libanais et tous les voisins », a affirmé Emmanuel Macron.

À travers son intervention, Emmanuel Macron a donc défendu une ligne articulée autour de trois exigences : le respect du droit international, la souveraineté des États et les droits du peuple palestinien. Sur Gaza, en Cisjordanie, au Liban comme en Syrie, le président français appelle à ne pas accepter la fatalité de la guerre et à maintenir une perspective politique.

Siby

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