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Rentrée scolaire : face aux syndicats, le gouvernement maintient le cap

A moins de deux semaines de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre, le gouvernement guinéen, nous apprend-on, affiche une ligne de fermeté face aux menaces de perturbation brandies par l’intersyndicale de l’éducation. Les autorités entendent appliquer le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026, notamment sur la question sensible des enseignants contractuels.

Cette fermeté trouve son fondement, croient savoir nos sources, dans le contenu même du protocole, dont l’article 7 fait aujourd’hui l’objet d’une interprétation plus large que ce que prévoirait explicitement le texte.

Le document stipule, en effet, pour les enseignants contractuels non retenus, la mise en place d’une commission chargée d’examiner les listes des candidats ayant effectué la biométrie et participé à l’évaluation pratique de classe. Surtout, il précise que « la situation des enseignants ayant obtenu la moyenne à cette évaluation sera mise en priorité au prochain engagement ».

Pour les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry, le protocole est encore plus explicite : les intéressés sont invités à se préparer aux prochains concours/pratiques de classe, pour lesquels ils bénéficieront d’une priorité à l’enregistrement.

Le texte établit donc une priorité, mais ne prévoirait pas explicitement une intégration automatique de l’ensemble des contractuels concernés, en dehors de toute nouvelle procédure de recrutement. C’est précisément sur ce point que se cristallise le désaccord entre les autorités et l’intersyndicale.

Les syndicats réclament l’engagement des contractuels concernés, estimant que le protocole doit être pleinement respecté. Le gouvernement soutient, de son côté, qu’il entend s’en tenir aux engagements convenus et aux procédures prévues par le document.

Ne pas se laisser détourner des réformes

Au-delà de cette crise en perspective, la fermeté affichée par les autorités traduit également, nous assure-t-on, une volonté plus large : celle de poursuivre sereinement les réformes engagées, sans se laisser détourner de leur trajectoire par les menaces de perturbation ou les rapports de force.

La position affichée est donc de ne céder ni aux menaces ni au chantage, tout en maintenant le dialogue dans le cadre des engagements formellement convenus. Une ligne que le gouvernement semble vouloir tenir à l’approche de la rentrée, alors que le protocole lui-même engage ses signataires à en respecter scrupuleusement les dispositions.

A quelques jours de la reprise des cours, l’enjeu est désormais de savoir si cette divergence d’interprétation pourra être résolue sans déboucher sur une nouvelle confrontation dans le secteur éducatif.

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