Après Siguiri, le mouvement de retour des ressortissants étrangers vers leurs pays d’origine gagne Mandiana. Plusieurs communautés installées dans cette préfecture de la Haute-Guinée quittent progressivement les zones d’exploitation artisanale de l’or, dans le sillage des mesures prises par les autorités guinéennes pour mettre fin aux activités minières non conformes à la réglementation.
Le mouvement de départ des ressortissants étrangers se poursuit dans les zones aurifères de la Haute-Guinée. A Mandiana, plusieurs communautés étrangères, dont des personnes impliquées dans l’exploitation artisanale de l’or, commencent à quitter la ville pour regagner leurs pays d’origine.
Après les départs signalés à Siguiri, le phénomène prend également de l’ampleur dans cette préfecture frontalière. Sur des motos et des tricycles, des exploitants miniers plient bagage et abandonnent progressivement les sites où ils exerçaient leurs activités.
Cette vague de départ intervient dans un contexte de durcissement des mesures gouvernementales contre l’exploitation artisanale anarchique de l’or. L’État guinéen a notamment interdit l’utilisation des dragues, des machines et des concasseurs dans les activités d’exploitation artisanale.

A Mandiana, les autorités préfectorales ont également haussé le ton contre les pratiques minières interdites. Depuis plusieurs jours, Guinéens et ressortissants étrangers quittent progressivement les sites d’exploitation pour rejoindre leurs localités respectives.
Sur le terrain, cette décision suscite des réactions favorables chez plusieurs citoyens, qui y voient une réponse aux dégâts environnementaux causés par les activités minières incontrôlées.
Dans la préfecture de Mandiana, comme à Siguiri et Kouroussa, les conséquences de l’exploitation anarchique de l’or sont de plus en plus visibles. Dégradation des terres, perturbation des cours d’eau et destruction des espaces naturels constituent autant de préoccupations pour les populations locales.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


