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Interdiction du port de cagoules : à Kamsar, les mots ne suffisent plus

Depuis le 22 octobre 2024, le port de cagoules est interdit aux conducteurs de taxi motos  à travers tout le pays. Perçu comme une tentative délibérée pour les conducteurs de motos de dissimuler leur identité, la police qualifie la pratique d’inacceptable. A Kamsar, syndicat et autorités s’associent pour l’effectivité de la décision sur le terrain.

Plusieurs conducteurs de taxi motos dans la cité industrielle de Kamsar avaient pris pour habitude l’utilisation des cagoules. C’est le cas notamment de Mamadou Diallo.  « Personnellement, je portais ça, presque tout le monde à la gare ici. Mais moi, je le faisais pour me protéger de la poussière. Cependant, certains d’entre nous portent ces masques pour semer de la pagaille dans la cité. Il ne faut pas couvrir tout ton visage, il faut juste mettre une bavette simple. Depuis quelques jours on voit le syndicat récupérer les masques dans les mains de taxi motos ici », explique ce conducteur de taxi moto.

Aboubacar Camara, conducteur de taxi motos, résidant à Filima lui aussi ne trouve pas d’objection à cette décision.  « Par le passé, on a connu assez de cas d’assassinats à Kamsar ici. Parfois des gens malhonnêtes encagoulés se faisaient passer pour des taxis maîtres en envoyant des citoyens vers les banlieues et les tuaient.  Cette année, on a enregistré beaucoup de cas de ce genre. Actuellement, quand on te prend avec les cagoules on t’envoie au commissariat central de la police de Kamsar pour te verbaliser », indique-t-il.

Depuis la prise de décision, le syndicat ne tolère aucun cas d’insubordination. Les responsables syndicats sont à pied d’œuvre pour respecter l’esprit de la décision de police. « Depuis ce jour, mon équipe est sur le terrain. À date , j’ai beaucoup de cagoules en ma possession ici. Présentement, 90% des conducteurs de taxi motos sont informés, mais la ville de Kamsar est grande y’a d’autres qui sont dans les villages. On sensibilise certains, on verbalise d’autres. C’est comme ça que nous travaillons pour le moment », soutient Saidou Gnabaly, responsable syndical.

Mamadou Bah, depuis Boké

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