Les fidèles catholiques du monde entier ont entamé, ce mercredi, le temps de Carême. Pendant quarante jours, ils sont invités à intensifier la prière, le jeûne et le partage, dans un esprit de discrétion et de conversion. À Kankan, les homélies du Mercredi des Cendres ont largement mis l’accent sur ces recommandations bibliques.
Interrogé sur le sens de cette démarche spirituelle, le vicaire général de la paroisse Sainte Famille de Bordo, abbé Justin Fara Ouéndeno, est revenu sur les fondements de ce temps liturgique.
« C’est un des grands temps liturgiques de l’Église catholique. C’est un moment qui nous appelle à la conversion d’où des axes comme la prière, la charité et la privation alimentaire qui sont les piliers du carême chrétien. La prière pour demander à Dieu nos intentions et en ce temps de carême, nous prions pour demander pardon, la charité pour partager avec nos frères et sœurs qui sont dans le besoin. On s’abstient pour être en relation avec Dieu notre père et marcher avec notre Seigneur Jésus-Christ », a expliqué le religieux.
Au-delà des pratiques spirituelles, le prêtre insiste également sur la nécessité d’un changement de comportement. Revenant sur les textes proposés lors du Mercredi des Cendres, il rappelle l’importance d’une conversion sincère.
« C’est un temps pour changer nos comportements. Abandonner nos mauvaises attitudes vis-à-vis de nos frères. Mettre de côté les mauvais penchants envers tout le monde et revenir à Dieu », a conseillé l’économe diocésain de Kankan.
S’agissant de l’appel à jeûner dans la discrétion, l’abbé Justin Fara Ouéndeno tient à lever toute équivoque.
« Ce n’est pas une peur pour l’église catholique de dire de jeûner dans la discrétion. On doit le faire dans la discrétion parce que Dieu nous voit, nous connaît et sait ce que nous pensons et faisons. Et ce n’est donc pas la peine de se mettre sur la place publique pour faire des commentaires légendaires. Pas de mines serrées et rester surtout jovial envers ses frères et sœurs », a-t-il conclu.
En ce début de Carême, le message de l’Église à Kankan se veut clair : vivre ces quarante jours dans la sincérité, la conversion intérieure et la discrétion.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


