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FORMATION EN MEDECINE : la Guinée est en retard par rapport aux pays de l’UEMOA, selon Pr Alioune Diète, immunologue

Au cours de l’évaluation de la faculté de médecine d’une université de la place par des experts en provenance du Sénégal sollicités par l’Agence nationale d’assurance qualité (ANAQ), l’un d’eux, Pr Dièye Alioune, professeur d’Immunologie à la faculté de médecine et pharmacie de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, a mis un accent sur l’importance de la qualification du système éducatif, et principalement de la formation des futurs médecins pour résoudre les problèmes de développement auxquels font face l’Afrique.

Selon Pr Dièye Alioune, cette expertise passe par une harmonisation des programmes d’études à l’échelle régionale. Un processus auquel, selon lui, l’enseignement supérieur guinéen commence à souscrire, à travers l’évaluation progressive de tous ces programmes, sur la base d’un référentiel inspiré du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). « En Afrique, nous avons des problèmes de développement. Les problèmes de développement ne seront réglés que par la connaissance. La connaissance c’est l’enseignement supérieur. Donc, plus nous aurons des institutions d’enseignement supérieures compétentes, on pourra construire une compétence africaine qui fera que nous dépendrons moins des pays développés. Pour cela, il faut qu’on harmonise notre enseignement supérieur, parce que les produits formés seront les mêmes qui pourront se déplacer dans différents pays pour avoir les mêmes connaissances, les mêmes compétences pour exercer. Et pour cela, il faut une régulation. Le rôle de l’enseignement supérieur c’est de réguler toutes ces connaissances, c’est de permettre à nos différents pays d’harmoniser tout le système afin d’assurer la qualité, surtout dans le domaine de la santé où les personnes auront les soins qu’il faut, les hôpitaux fonctionneront normalement, c’est cela qui est important. C’est un défi de développement. Sans la santé, on n’ira pas loin. Il faut que la population soit en bonne santé pour pouvoir travailler et développer le pays (…) La première étape, il faut que les pays harmonisent leurs réglementations et décrivent les conditions pour avoir les différents niveaux de diplômes. Une fois ceci sera fait, il faut qu’il soit appliqué, évalué, pour pouvoir déterminer les points forts et les points faibles. Actuellement, nous sommes à un niveau d’évaluation intensive dans tous les pays de la sous-région. Mais il se trouve que la Guinée n’est pas membre de l’UEMOA (l’Union économique et monétaire ouest-africaine, ndlr). Donc, la Guinée est en retard par rapport aux pays de l’UEMOA qui ont harmonisés beaucoup de choses. Mais on l’a intégrée dans l’enseignement supérieur CAMES et CEDEAO (Communauté économique des États de Afrique de l’Ouest, ndlr). Donc cet acquis d’expériences va profiter à la Guinée, qui a été ouverte pour se faire accompagner par des institutions qui ont plus d’expériences pour protéger son enseignement, développer la qualité. C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui », a t-il conclu, alors que sur 800 programmes, seuls 10% sont accrédités à ce jour.

Hawa Bah

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