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SIGUIRI : un journaliste violenté par des agents de sécurité

En plein exercice de son métier, Oumar Cissé, Journaliste-correspondant du groupe de presse Djoma media à Siguiri a été violenté par des agents de sécurité, ce mercredi 4 janvier 2023.  Blessé, le matériel de travail du confrère a également été endommagé.  

Oumar Cissé couvrait une marche pacifique des femmes initiée par Marie Bembeta pour réclamer le retour de l’ancien préfet Colonel Fodé Soumah ou la nomination de son remplaçant. Mais le journaliste a fait les frais de l’intervention des agents de sécurité déployés pour interrompre la manifestation. C’est la victime elle-même qui a relaté les faits dans la soirée de ce mercredi.

Précisant que la marche a démarré aux environs de 10 heures, au niveau du Centrada, Oumar Cissé indique que c’est une première équipe de policiers qui est venue au-devant de la femme initiatrice de la marche pour lui demander si elle avait une autorisation. Document à l’appui, elle répond par l’affirmative. C’est après, selon Oumar Cissé, qu’une autre équipe d’agents conduite, cette fois par le commissaire Kaba, lui-même. Cette dernière avait pour mission de faire changer l’itinéraire de la marche, de manière à ce que les protestataires n’arrivent pas à la préfecture. Là également, les marcheurs se seraient exécutés sans rechigner.

Ce qui n’empêche pas pour autant les agents de s’en prendre d’abord à celui qui gérait la sono installée dans un véhicule. Ensuite, c’est l’organisatrice elle-même qui se fait embarquer et violentée par les gendarmes. « C’est au milieu de ce tohu-bohu que le commissaire adjoint a demandé si je l’avais filmé et je lui ai dit non. Plus tard, un agent de la gendarmerie est venu me dire d’arrêter de filmer. Il a demandé que je lui remette ma caméra. Je lui ai répondu que c’était mon matériel de travail et qu’il pouvait appeler mon directeur ou m’emmener au commissariat pour vérifier que je ne les avais pas filmés ». Le confrère et le commissaire en étaient alors à ces conciliabules quand un autre agent « a voulu récupérer la caméra. On s’est tiré et en groupe, ils m’ont battu et ma caméra a été endommagée ».

Aux dernières nouvelles, le journaliste a été admis au service ophtalmologique pour des soins intensifs dans l’enceinte de l’hôpital préfectoral de Siguiri, au frais de son agresseur.

Alertées les associations de presse dont l’URTELGUI et le REMIGUI ont réagi pour condamner cette atteinte à l’exercice libre du métier de journaliste.

Michel Yaradouno Kankan pour ledjely.com 

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