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DIALOGUE INCLUSIF : Ousmane Gaoual dit niet à la CEDEAO

Dans un premier temps, les propos que le porte-parole du gouvernement a tenus ce jeudi 12 janvier au sujet du dialogue politique, pourraient paraître destinés aux coalitions politiques et plateformes de la société civile qui n’ont pas pris part au dialogue récemment piloté par les trois facilitatrices, sous la houlette du premier ministre. Mais la fermeté exprimée par Ousmane Gaoual est aussi destinée à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. C’est en effet, cette instance qui, au terme de son sommet du 4 décembre dernier à Abuja, demandait la tenue de ce dialogue. Mais décidément, les autorités guinéennes font le choix d’y opposer une réponse catégorique.

En effet, au cours de la conférence de presse qu’il a co-animée ce jeudi avec le ministre secrétaire général à la présidence de la République, Amara Camara, et son homologue de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mory Condé, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a été sans équivoque au sujet du dialogue dont Cellou Dalein Diallo, entre autres, espère la réouverture. « Le dialogue là est derrière nous », a tranché le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Eonomie numérique.  Pour lui, « les sujets ont été dit, débattus en Guinée ici avec nos partenaires de la CEDEAO, les accords ont été trouvés. Il n’y a pas un autre dialogue sur ces questions-là ».

Pourtant, la CEDEAO, à l’issue de son dernier sommet, demandait « instamment aux autorités guinéennes de tenir un dialogue national incluant l’ensemble des acteurs politiques sans exception, et de garantir la sécurité et la liberté de tous les participants ». Et dans l’éventualité où cela s’avérait nécessaire, les chefs d’Etat se disaient « disposés à en faciliter la tenue dans leurs pays ». Eh bien, la réponse de la Guinée est non.

A la limite, Ousmane Gaoual Diallo consent à ce qu’un dialogue puisse se tenir autour de difficultés découlant de la mise en œuvre des conclusions du dernier dialogue. Mais il n’est pas question, à ses yeux, qu’un autre dialogue puisse se pencher sur les points déjà débattus. Parce que, dit-il, on ne peut pas continuer à tourner en rond. « Il faut se résoudre à aller de l’avant, à travailler pour la mise en œuvre de ce qui est obtenu comme cadre de dialogue », suggère-t-il.

N’Famoussa Siby

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