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TPI de Mafanco : Mory Nabé écope de 10 ans pour avoir mortellement battu sa femme, suite à une crise de jalousie

Mory Nabé était accusé de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort de sa femme. Les faits remontent à 2019. Le couple était alors établi au quartier Tanènè Yimbaya, commune de Matoto.  Comparaissant le mercredi dernier devant le tribunal de Mafanco, l’accusé a reconnu les faits et demandé pardon à la famille ainsi qu’au tribunal. Mais ces excuses ne l’ont point sauvé. Il a été condamné en effet à 10 ans de prison.

Aux yeux de l’avocat de la partie civile, l’accusé Mory Nabé est un « homme dangereux ». Selon Me Sidiki Bérété, avocat de la famille de la défunte Fatoumata Tounkara, tout est parti d’un appel téléphonique que Mory Nabé, à l’époque en séjour à Siguiri, a reçu en juin 2019. Au bout de la ligne, la voix d’un homme qui cherche en rentrer en contact avec son épouse. Pour le mari, l’appel est celui d’un amant à sa femme qui s’est trompé de numéro. Furieux, il rentre immédiatement sur Conakry.  « Dans la nuit du samedi 8 juin au dimanche 9 juin 2019, sa femme, fatiguée, rentre du boulot dans les bandes de 2 heures. Mory Nabé lui propose un moment intime. Sa femme est trop fatiguée pour donner suite à la sollicitation. Il s’acharne sur la pauvre dame en l’étranglant et la ligotant jusqu’à ce que mort s’en suive. Pire, il cache le corps dans son appartement », relate l’avocat.  A en croire Me Bérété, son forfait une fois commis, le mari cherche même une parade pour essayer de sortir le corps de la maison. Pour cela, il appelle le vigile et le veut le charger d’une commission. Mais ce dernier, flairant la combine, refuse de s’exécuter. Le représentant de la partie civile conclut en notant le caractère « cynique » de l’acte qui a coûté à la vie à Feue Fatoumata Tounkara.

Reprenant le même récit, le ministère public requiert 30 ans de réclusion criminelle dont 25 ans de période de sûreté.

L’accusé ayant reconnu les faits, la marge de manœuvre de la défense demeure très étroite. Me Dinah Sampil trouve néanmoins que la requête du ministère public est excessive. D’autant qu’il impute la mort de Mme Nabé à un « accident naturel ». Par ailleurs, à ses yeux, la jalousie de son client ne peut pas être perçue comme un « crime ». Enfin, Me Sampil dénonce de la part de ses pairs, une instrumentalisation du « facteur féminin de la juge » en vue de récolter une « lourde peine ». De fait, l’avocat de la défense lui-même sollicite la condamnation à une peine allant de 5 à 20 ans.

La juge Kallo Bamba, pour sa part, reconnaissant Mory Nabé coupable des faits mis à sa charge, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle.

Un verdict qui ne satisfait pas la partie civile qui promet de faire appel de la décision.

Aliou Nasta 

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