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RUSSIE : le cri de détresse des boursiers guinéens

Le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, avait dans un décret en date du 12 août 2022, procédé à la revalorisation des bourses d’études et d’entretien des étudiants. Pour le cas des étudiants à l’étranger, le président du CNRD avait annoncé une bourse mensuelle de 80 dollars dès la rentrée de l’année 2022-2023. Cependant, les étudiants guinéens se trouvant du côté de la Russie disent n’avoir jamais perçu ces montants.

C’est en tout cas ce que deux étudiants se trouvant à Moscou ont confié à un reporter du Djely. Selon Oumar Condé, boursier d’État, cela fait à peu près plus de 6 ou 7 mois que cette annonce a été faite mais rien de concret n’en sort. « Dans les conditions normales, l’État doit envoyer nos 100 dollars de bourses d’accompagnement. Depuis l’annonce de l’augmentation de ces bourses jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu. Alors que les étudiants qui sont au pays sont payés. Moi personnellement, c’est ma première année mais je peux vous assurer que depuis que je suis là, l’État n’a pas payé ces bourses-là. Nous traversons vraiment des difficultés ici », a confié l’étudiant.

Leur situation est si pénible pour les boursiers guinéens qu’ils avaient même interpellé le président du conseil national de la transition à l’occasion du récent séjour qu’il a effectué à Moscou. En réponse, Dr. Dansa Kourouma aurait promis d’en parler au président de la Transition. « Il y a certains qui disent que l’argent est débloqué mais que c’est le directeur du service national des bourses extérieures, rattaché à la présidence, qui refuse de virer l’argent dans le compte de l’ambassade qui est là », a ajouté Oumar Condé.

 Pour les étudiants, on n’est pas loin du point de rupture. « On est tout le temps obligé d’appeler nos différentes familles au pays pour qu’on nous vienne en aide. L’argent qu’on nous donne à l’université, quand nous évaluons ça en francs guinéens, ça ne vaut même pas 200.000. Or c’est ce dont nous nous servons pour rechargeons nos cartes de transport, pour la connexion et le manger. Ce qui fait que certaines fois, on reste sans manger », explique notre interlocuteur.

Selon Amara Camara, un autre boursier d’Etat qui est à sa première année à Moscou en Master, il n’y a pas que cette promesse que les autorités guinéennes n’ont pas tenue. D’après lui, le pouvoir de Conakry avait aussi promis de payer des billets d’avion pour certains étudiants qui peinent à rentrer au pays par défaut de moyens. « Mais jusqu’à présent, nous attendons de ce côté également. De fait, il y a beaucoup des problèmes accumulés. Dès fois, je suis obligé d’aller faire le manœuvre sur des chantiers afin qu’on me donne quelques pièces. Et je vous assure que ce n’est pas facile de travailler dans les chantiers d’ici », s’est plaint l’étudiant.

Aliou Nasta

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