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Présidentielle au Sénégal : le PASTEF n’a pas dit son dernier mot

Pour Ousmane Sonko, le leader du PASTEF, les chances de participer aux échéances électorales du février 2024 sont plus que jamais réduites. Elles sont même pratiquement nulles. Vu que le jeudi dernier, invoquant le fait que son dossier n’est pas complet, le conseil constitutionnel a écarté sa candidature. Mais les participants du jeune leader ne s’avouent pas vaincus. Bien sûr, ils ne sont pas surpris, mais continuent d’y croire. C’est en substance ce que Maguet Mbodj, représentant du parti en Guinée, a confié le week-end à un reporter du Djely.

Dans les rangs du parti de Sonko, on estime que c’est la validation de la candidature du leader du PASTEF qui aurait été une surprise. « C’est une bataille que mène le régime de Macky Sall depuis trois ans contre un citoyen sénégalais, contre Ousmane Sonko. Puisqu’il estime qu’il est son potentiel successeur, voilà pourquoi le régime veut coûte que coûte le liquider », souligne Maguet Mbodj.

Mais au-delà Macky Sall, c’est à la Cour suprême sénégalaise que s’en prend le responsable du PASTEF. « Cette cour a cessé d’être au service du peuple. Depuis sa création, elle n’a jamais respecté le droit de notre candidat, elle est à la solde du pouvoir et au desiderata de Macky Sall », assène-t-il.

Affirmant que son parti a toujours preuve de responsabilité en se soumettant aux principes, il en appelle à l’arbitrage des Sénégalais. « Nous attendons maintenant que le peuple souverain du Sénégal agisse », lance-t-il, plutôt résigné.

Pour autant, le parti ne désespère guère. Parce qu’il avait fait le choix de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. « Nous avons deux candidats qui répondent à tous les critères pour être éligibles, mais suivons l’évolution des choses », rappelle Maguet. La conséquence de cette stratégie étant, selon lui que « le parti PASTEF prendra part à ces élections mais avec quel candidat et sous quelle bannière, on gagnera quand même les élections pour mettre à fin au régime de Macky Sall », promet-il.

Aliou Maci Diallo pour leDjely.com

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