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Dar es Salam : à nouveau, la décharge publique menace les riverains

Les mêmes alertes reviennent à chaque saison des pluies. Avec les fortes pluies qui se sont abattues ces derniers jours à Conakry, ceux qui habitent dans les environs de la montagne d’ordures de Dar-es Salam, sont de nouveau inquiets. Il n’y a plus que la fumée ocre qu’ils respirent avec des risques évidents de maladies de toutes sortes. Ils redoutent également un nouvel éboulement, tel celui dramatique d’août 2017.  

Ce jeudi 18 juillet, face à notre équipe de reportage, dans un premier, personne ne veut se prononcer. Parce que les citoyens qui squattent les environs de la décharge en ont marre de se répéter, sans que cela ne change quoi que ce soit. Alors même qu’à leurs yeux, l’information est suffisamment passée. Mais les risques qu’ils encourent avec les fortes pluies tombées sur la capitale guinéenne ces derniers jours contraignent quelques-uns à alerter à nouveau. « On s’est plaint plusieurs fois mais jusqu’à présent, aucune satisfaction. La saison sèche, c’est la fumée, la saison pluvieuse, c’est la boue, une mauvaise odeur », peste Ousmane Baldé, chef secteur 2 dans le quartier de Dar es Salam.

Dans la zone, l’odeur est irrespirable. Au sommet de la montagne d’ordures, un bulldozer s’active pour faire de la place aux nouveaux stocks d’ordures qui arrivent. Ce faisant, la grosse machine menace particulièrement le cimetière du quartier. « On a tout fait pour qu’ils avancent derrière, mais aux s’obstinent à aller vers le cimetière. Or le dépotoir nous a trouvés ici. Je suis là depuis 1985. C’est le gouvernement qui a envoyé ça ici. Nous voudrions que ce même gouvernement revienne prendre dans la discipline. Pas de force », suggère Facely Mara, chef secteur de la Rue 14. D’autant que dans les environs, on se rappelle que c’est dans les mêmes conditions qu’il y a 7 ans, un dramatique éboulement avait emporté une dizaine de personnes dans le quartier.

En outre, l’eau souillée provenant du dépotoir s’incruste jusque dans les ménages.  Et la seule parade que certains trouvent est d’ériger des murets en béton pour lui barrer la route. Que faire alors face à l’avancée de cette décharge si menaçante ? Pour Souleymane Ousmane Soumah, une seule solution : « On appelle les autorités pour qu’elles nous viennent en aide. On a été victimes des fortes pluies l’année dernière. On est allé à la mairie, au niveau de l’habitat, on n’en a rien obtenu. C’est pour cela qu’on a décidé de nous débrouiller par nous-mêmes ».

Aliou Nasta

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