Malgré les démarches diplomatiques engagées pour apaiser la situation, la tension reste palpable à la frontière entre la Guinée et le Libéria, notamment dans la localité de Kiéssènèye, dans la préfecture de Gueckédou.
Pourtant, une rencontre avait été organisée le dimanche 8 mars 2026 à Gueckédou entre le ministre guinéen de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le général Ibrahima Kalil Condé, à la tête d’une importante délégation, et une mission gouvernementale libérienne conduite par le ministre des Affaires intérieures. La délégation libérienne comprenait également plusieurs hautes personnalités, dont le chef d’état-major général des armées du Liberia.
Mais sur le terrain, la situation reste fragile. Après les incidents survenus mardi entre citoyens guinéens et libériens dans la zone frontalière de Kiéssènèye, la tension est brusquement remontée d’un cran.

Ce mercredi matin, une vive agitation a été observée entre des jeunes des deux pays. Survoltés, certains tentaient de franchir la frontière, aussi bien du côté guinéen que du côté libérien.
Face à cette montée de tension, les autorités locales et les forces de défense et de sécurité de Gueckédou se sont rapidement déployées pour sensibiliser et contenir les jeunes du côté guinéen. Pendant ce temps, des tirs de sommation en provenance du Libéria ont été entendus de l’autre rive du fleuve, où sont positionnées les forces de défense et de sécurité libériennes.

Pour l’heure, les autorités administratives et militaires guinéennes affirment être parvenues à calmer les esprits et à éviter tout affrontement direct.
Niouma Thèdan Kamadou Kamano pour Ledjely.com




