Après plusieurs mois d’attente et dans un contexte de vive émotion provoquée par la réapparition des vidéos du drame sur les réseaux sociaux, le procès des auteurs présumés du viol collectif de plusieurs mineures de Djoma-Balandou s’ouvre ce jeudi devant le Tribunal de première instance (TPI) de Mandiana.
En avril dernier, des vidéos insoutenables montrant des adolescentes âgées de 12 à 14 ans victimes d’un viol collectif avaient largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation à travers le pays. À la suite de cette affaire, quatre suspects, dont le principal mis en cause, avaient été interpellés par les forces de défense et de sécurité avant d’être placés en détention à la maison d’arrêt de Mandiana.
La récente réapparition de ces images a ravivé l’émotion et suscité une nouvelle vague de condamnations, aussi bien en Guinée qu’à l’international. Face à cette mobilisation, marquée notamment par l’organisation d’un « jeudi noir » pour dénoncer les violences faites aux jeunes filles, les autorités judiciaires ont accéléré la procédure.
L’ancienne ministre de la Famille, de la Femme et des Solidarités s’était également rendue sur les lieux afin d’apporter le soutien du gouvernement aux victimes. Dans ce contexte de forte pression de l’opinion publique, le TPI de Mandiana a décidé d’ouvrir le procès ce jeudi.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


