A Guéckédou, le procureur de la République près le Tribunal de première instance veut faire la lumière sur les chantiers d’utilité publique en souffrance. Les maires de la commune urbaine et des communes rurales de la préfecture sont sommés de fournir, sous sept jours, un état détaillé des projets retardés ou abandonnés dans leurs localités.
Dans un courrier adressé aux élus locaux de la commune urbaine et des communes rurales de la préfecture de Guéckédou, le procureur de la République près le Tribunal de première instance, Patrice Koma Koivogui, a demandé la transmission d’informations détaillées sur les chantiers d’utilité publique dont les travaux connaissent des retards ou sont à l’arrêt.
Le magistrat accorde un délai de sept jours aux maires concernés pour communiquer toutes les informations relatives à ces projets, notamment leur état d’avancement, les éventuels retards enregistrés ainsi que les cas d’abandon.
Cette démarche judiciaire s’inscrit dans le cadre des investigations engagées en vue de moraliser la gestion des biens publics et de renforcer la lutte contre la corruption. Elle vise notamment à identifier les éventuelles responsabilités dans l’exécution ou l’abandon des ouvrages publics et, le cas échéant, à permettre l’application de la loi.
A travers cette initiative, le parquet de Guéckédou entend ainsi s’intéresser de près à la gestion et à l’exécution des projets d’intérêt public dans la préfecture.
Voici la décision du procureur :

Niouma Thèdan Kamadou Kamano


