Face à plusieurs membres du gouvernement, aux cadres du ministère et aux acteurs du secteur économique guinéen, Mariama Ciré Sylla a pris officiellement ses fonctions à la tête du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Première femme à diriger ce ministère consolidé (le pool économique), elle marque ainsi une volonté de cohérence et de dynamisme dans l’action gouvernementale.
Vêtue avec élégance pour cette passation de charges, la nouvelle ministre a débuté son allocution en exprimant une profonde gratitude envers sa famille et le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya. Elle a aussitôt souligné l’ampleur de la tâche qui l’attend. « Je mesure avec gravité la responsabilité qui m’est confiée en tant que première femme appelée à diriger ce ministère consolidé. J’en ai pleinement conscience et m’engage à l’assumer avec humilité et fidélité constante aux principes républicains, dans l’intérêt exclusif de la République de Guinée », a-t-elle affirmé.
Pour Mariama Ciré Sylla, la fusion des portefeuilles de l’Économie, des Finances et du Budget ne constitue pas un simple changement structurel, mais un véritable levier de souveraineté. Elle a précisé que sa nomination envoyait un message fort : « Au-delà de ma personne, cette nomination porte un message d’espérance et de responsabilité à l’endroit de toute une génération, et tout particulièrement des femmes et des jeunes filles de notre pays ». Elle a également salué le travail de ses prédécesseurs, affirmant que leurs réformes constituent désormais des « acquis majeurs » sur lesquels elle compte bâtir son action.
Le cap est désormais fixé sur les grands défis nationaux, notamment le projet Simandou, qu’elle qualifie d’étape historique. « Notre ambition est claire : consolider les acquis, corriger les fragilités et préparer durablement l’avenir. Cela afin de doter la Guinée d’une économie plus forte, plus résiliente et plus inclusive », a-t-elle confié. Elle a promis une gestion rigoureuse des revenus issus du fer, destinés à investir dans les secteurs vitaux tels que l’agriculture, les infrastructures et la santé, conformément au programme Simandou 2040.
Face aux cadres du ministère, la nouvelle ministre s’est montrée aussi exigeante qu’inspirante. Elle a décliné ses priorités avec précision : discipline budgétaire, maîtrise de l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat, et modernisation des administrations via la digitalisation. « Nous devons être à la hauteur des attentes légitimes de nos concitoyens et répondre par des résultats concrets aux exigences de performances et de redevabilité qui s’imposent à nous », a-t-elle lancé à ses collaborateurs.
Thierno Amadou Diallo


